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La viande bio a le vent en poupe

La viande bio séduit de plus en plus les Français. Ils seraient même 70 % à en consommer, contre 59 % en 2015. C’est ce qu’indique une étude Ifop commandée par Interbev, l’Interprofession Bétail et Viande. Le sondage a été mené du 21 au 23 mars 2016, sur un échantillon de 1 002 personnes représentatif de la population française.

 

Six Français sur dix prêts à payer plus cher

Parmi les personnes interrogées, 60 % se disent prêts à payer plus cher pour de la viande bio et 30 % déclarent vouloir augmenter leur consommation dans les prochains mois. De plus, 24 % affirment en consommer dès qu’ils en trouvent. L’évolution la plus marquée est visible chez les 18-35 ans : 66 % en consomment aujourd’hui alors qu’ils étaient 48 % à le faire en 2015. Mais qu’est-ce qui pousse les Français à mettre davantage de viande bio dans leur assiette ?

 

Les bénéfices pour la santé et l’environnement

Quatre motivations principales sont invoquées par les personnes sollicitées par l’Ifop, pour l’achat de viande bio :

  • Les bénéfices environnementaux pour 75 % des sondés
  • Les bénéfices pour la santé pour 75 % d’entre eux
  • 70 % pensent que cela profite à la rémunération des producteurs
  • 62 % soutiennent qu’il s’agit d’un acte citoyen

 

Un marché en expansion

Cet engouement n’est pas sans conséquence sur le marché de la viande bio. Selon l’Agence Bio, le chiffre d’affaires des ventes de viande bio au détail a progressé de :

  • 13 % pour la viande bovine, porté à 231 millions d’euros,
  • 5 % pour la viande porcine, pour atteindre 69 millions d’euros
  • La filière ovine est restée stable, à hauteur de 42 millions d’euros

Les magasins spécialisés sont les premiers à en bénéficier. Ceux-ci ont augmenté leurs ventes en viande bio de 29 % et conquis 16 % de part de marché. Les tonnages vendus par la grande distribution ont progressé de 9 %, mais les grandes et moyennes surfaces (GMS) restent dominantes, avec 51 % de part de marché. Quant aux bouchers traditionnels, leurs ventes de viande bio n’ont progressé que de 2 % et ils représentent 15 % du marché. Pourtant, la boucherie reste un point de vente prioritaire pour 79 % des Français, contre 64 % en libre-service dans les GMS et 68 % au rayon boucherie des supermarchés.

Les producteurs ne sont pas en reste. L’abattage de bovins laitiers bio a bondi de 27 % entre 2015 et 2016. L’abattage de veaux et de bovins allaitants bio affichent respectivement une progression de 22 % et 3 %. Cette disponibilité en animaux s’explique principalement par une augmentation des cheptels bio en 2015 et des cours nettement plus stables que ceux de la boucherie traditionnelle. Sur les étals, les viandes bio ne sont d’ailleurs pas toujours plus chères que celles des circuits  traditionnels.

 

L’équipe Avisé

 

Sources : Interbev, 04/2016

La Dépêche, 05/07/2016

Le Figaro, 12/04/2016

Crédit photo : Fotolia

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