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Le ciel se dégage un peu pour l'artisanat du bâtiment

Après 4 années de recul de l’activité, l’horizon s‘éclaircit enfin pour les entreprises du bâtiment en ce début 2017.

Selon la CAPEB, le secteur a connu une croissance de l’activité de 1,5 % en 2016, après un recul de 2 % en 2015. Les trésoreries se sont améliorées et les perspectives sont à une stabilisation de l’emploi. Les carnets de commandes sont actuellement en moyenne de 82 jours, ce qui correspond à 10 points de plus qu’en 2015.

Selon le baromètre 2016 du bâtiment réalisé  par KPMG, l’analyse de la situation économique par les dirigeants du bâtiment (entreprises de moins de 50 salariés) est cependant plus contrastée : 25 % des dirigeants jugeant la situation favorable, 29 % détériorée. De la même manière, alors que 29 %, des dirigeants voient leur carnets de commande augmenter, 30 % les estiment raccourcis. La situation est globalement plus favorable pour les entreprises de plus de 10 salariés, ainsi que dans le secteur du gros œuvre.

Au niveau de l’emploi, il ressort du baromètre KPMG que seulement 12 % des dirigeants pensent embaucher dans l’année. Si les carnets de commande reprennent un peu des couleurs, les prix de vente stagnent alors que les prix des matériaux ne cessent d’augmenter, ce qui rend les rentabilités très faibles, et insuffisantes pour augmenter les effectifs. Néanmoins, ce sont les secteurs de l’aménagement -finitions qui envisagent le plus d’embauches (14 %) ainsi que les entreprises de plus de 20 salariés (28 %). Pour celles qui espèrent embaucher, 52 % le ferait en CDI (contre 61 % en 2015), 14 % en intérim (3 % en 2015) et 19 % sous contrat aidés type apprentissage (10 % en 2015).

La CAPEB Auvergne Rhône-Alpes tempère elle aussi cette reprise, en constatant qu’elle n’est pas homogène dans tous les métiers du bâtiment, ni dans tous les territoires. Elle profite surtout aux territoires urbains, les zones rurales connaissant toujours de fortes tensions, avec des prix toujours plus bas pour les entreprises.

Globalement, la concurrence reste très importante dans le secteur du bâtiment, qu’elle soit locale ou régionale, mais également plus lointaine avec la main d‘œuvre détachée. Ainsi les résultats de conjoncture du 4ème trimestre 2016 présentés par la CAPEB Auvergne Rhône-Alpes sont moins optimistes, avec des difficultés des entreprises au niveau des chiffres d’affaires et des trésoreries.

 

La croissance, même timide, du secteur est tirée par  le marché de la construction neuve

Sur 2016, selon les données du ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, les mises en chantier de logements neufs ont progressé de 10,7 % avec 376 500 logements commencés, en lien avec la faiblesse des taux d’intérêt. Les permis de construire ont quant à eux augmenté de 14,2 % par rapport à 2015, avec  453 200 logements autorisés.

Parallèlement, le marché de la rénovation stagne (+0.5 % sur un an), malgré une accélération au dernier  trimestre 2016 grâce notamment aux travaux d’amélioration de la performance énergétique des logements.

Pourtant, malgré les perspectives très encourageantes pour le neuf, ce marché inquiète encore les entreprises, notamment les plus petites. Selon le baromètre KPMG, la rénovation reste le marché jugé prioritaire par 88 % des entreprises, suivis par celui des particuliers (79 %)

 

Pour bénéficier de ces perspectives tout de même encourageantes, les entreprises du bâtiment devront faire face à plusieurs enjeux

  • Le développement des emplois et des compétences, avec notamment la relance de l’apprentissage

 

  • L’accès aux marchés publics

 

  • La transition numérique, avec notamment le BIM (Building Information Modelling ou maquette numérique)

Selon KPMG, 60 % des entreprises du secteur se disent prêtes à faire face au développement des outils et services numériques. Paradoxalement, 68 % n’ont pas entendu parler du BIM. Pour les averties, 46 % pensent devoir l’intégrer à leur processus dans moins de 5 ans, et même 19 % dans moins de 2 ans.

Vous pouvez retrouver les divers articles de l'équipe Avisé sur la thématique du BIM, dans l'onglet bâtiment en cliquant ici.

 

  • Et toujours la transition énergétique

Selon KPMG, 51 % des entreprises du bâtiment n’ont effectué encore aucune démarche pour obtenir le label RGE (59 % des entreprises du 1 à 2 salariés, 62 % des entreprises d’aménagement- finitions).

33 % des entreprises ont déjà obtenu le label, mais parmi elles seulement 31 % disent avoir observé un effet positif de ce label sur leur carnet de commandes. Se pose donc la question de l’information des consommateurs sur ce label et la nécessité d’en accentuer la promotion.

Retrouver les articles de l'équipe Avisé sur le label RGE, ici

 

L'équipe Avisé

 

Sources : FranceTransactions.com, 26/01/2017

Lyon-communiques.com, 20/01/2017

Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, DATALAB essentiel – construction de logements, 12/01/2017

KPMG, baromètre des entreprises du bâtiment, 01/2017

Crédit photo: Pixabay


15/02/2017

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