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Objectif gouvernemental : 500 000 apprentis d’ici 2017

19/02/2016
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Le nombre d’apprentis ne cesse de diminuer : 403 000 en 2014, alors que le gouvernement ambitionne 500 000 jeunes en apprentissage en 2017.

Le ministère du Travail fait le constat alarmant que 28 % des apprentis en contrat d’apprentissage arrêtent leur contrat avant la fin et 20 % des apprentis ne vont pas jusqu’à la fin de leur formation.

Comment expliquer ce manque d’engagement de la part des jeunes ?

Les inspections générales de l'administration, des affaires sociales et de l'Education nationale ont été chargées de plancher sur le sujet. Il en ressort que tout un ensemble de processus sont perfectibles, notamment, l’accompagnement de ces apprentis tout au long de leur apprentissage y compris en veillant à la qualité de leurs conditions de vie,  la qualité de la formation, les relations avec les entreprises.

Les Centres de formation d’apprentis sont appelés à jouer un rôle majeur « pour prévenir ou résoudre les difficultés d'ordre social et matériel susceptibles de mettre en péril le déroulement du contrat d'apprentissage ». Mais, pour l’instant, les CFA n’ont pas encore construits leur projet ni les outils leur permettant de s’autoévaluer qualitativement.

Au-delà des CFA, conseils régionaux, Education nationale, Pôle emploi, missions locales, chambres consulaires sont eux aussi impliqués dans l’apprentissage. Mais force est de constater que chacun de ces organismes proposent des dispositifs sans réelle concertation entre eux. Cela entraine un manque d’efficacité, des dispositifs en doublon, un manque de coordination et un manque de qualité dans l’accompagnement des jeunes concernés, à plus forte raison quand il y a rupture du contrat d’apprentissage.

Pourtant les pistes de réflexion existent pour enrayer cette désaffection de l’apprentissage et rendre le dispositif plus efficient. Il s’agirait de rapprocher l’employeur et le jeune, en suscitant l’envie d’apprendre, de mener cet apprentissage à son terme, tout en répondant au besoin de l’employeur.  Le dispositif doit être rendu plus attractif par des périodes de travail et d’apprentissage mieux pensées, tout en veillant aux conditions de vie de l’apprenti.

L’apprentissage reste encore une voie méconnue. Pourtant elle répond à un besoin de l’entreprise et le futur apprenti, par son engagement, se donne la possibilité d’obtenir un diplôme et multiplie les chances de décrocher un emploi.

 

L'équipe Avisé

 

Source : LesEchos.fr, 16/02/2016

Crédit visuel : Pixabay

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