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35 % des avis sur Internet sont faux

La DGCCRF a révélé le 06/10/2017 les résultats d’une enquête menée au cours de l’année 2016 sur la véracité des avis sur Internet. 35 % des avis sont non conformes. Dans la majorité des cas, les avis non-conformes sont du fait de pratiques commerciales trompeuses.

 

Des entreprises se font passer pour des consommateurs pour valoriser leur entreprise

Les enquêteurs de la DGCCRF ont pu constater que certains professionnels se faisaient passer pour des consommateurs pour laisser de faux commentaires et avis positifs sur leur entreprise. Une pratique à la fois :

  • déloyale envers la concurrence
  • trompeuse pour les consommateurs

 

Les secteurs particulièrement touchés :

  • l’hôtellerie
  • les organismes de formation
  • les services entre particuliers

 

74 % des internautes ont déjà renoncé à acheter un produit à cause de commentaires négatifs

La consultation des avis et commentaires avant de consommer est aujourd'hui rentrée dans les mœurs. Que ce soit pour un achat en ligne ou sur Internet, plus de 60 % des Français consultent Internet avant l'achat d'un produit ou d'un service. Un internaute sur deux déclare consulter les avis en ligne avant un achat. 41 % ont déjà réalisé un achat spontané à la suite d’un avis positif. L’impact direct, fort et rapide d’un avis pousse les professionnels malintentionnés à se laisser tenter par ce genre démarches frauduleuses

 

Un cadre réglementaire renforcé pour garantir une information loyale aux consommateurs

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, et Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État auprès du premier ministre chargé du Numérique ont annoncé le 05/10/2017 un renforcement de la transparence et la loyauté des plateformes numériques.

" D’ici à la fin de l’année 2017, les plateformes qui valorisent des contenus, des biens ou des services proposés par des tiers, tels que les moteurs de recherche, réseaux sociaux ou comparateurs, préciseront les critères de référencement et de classement qu’elles utilisent. Elles devront par exemple préciser dans quelle mesure le montant de leur rémunération entre en compte dans l’ordre de présentation des contenus."

" Par ailleurs, les places de marchés et sites d’économie collaborative devront fournir des informations essentielles qui peuvent orienter les choix des consommateurs et qui ne sont pas toujours facilement accessibles à ce jour : la qualité du vendeur (professionnel ou non), le montant des frais de mise en relation facturés par la plateforme, l’existence ou non d’un droit de rétraction, l’existence ou non d’une garantie légale de conformité ou encore les modalités de règlement des litiges.

Enfin, avant la fin de 2018, les plateformes les plus visitées, c’est-à-dire celles dont le nombre de connexions mensuelles est supérieur à 5 millions de visiteurs uniques, appliqueront des bonnes pratiques en matière de clarté, de transparence et de loyauté, qui devront être consultables en ligne. "

 

37 500 euros d'amende et deux ans d'emprisonnement pour des faux avis 

Même si cela peut vous paraitre efficace, ne cédez jamais à la totation des faux avis.

Les articles 121-2 à 121-7 du Code de la consommation prévoient, que la pratique commerciale trompeuse est punie d'un emprisonnement de deux ans au plus et d'une amende de 37 500 euros au plus, cette amende pouvant être portée à 50 % des dépenses de la publicité ou de la pratique constituant le délit. En outre, les conséquences en termes d’image peuvent être dramatiques et irréversibles pour votre entreprise.

L’équipe Avisé vous propose quelques articles sur la gestion des avis et globalement de votre réputation sur Internet :

 

 

Comment gérer les avis négatifs sur Internet

Activer les avis sur Facebook : danger pour votre entreprise ?

L'équipe Avisé

 

Sources : DGCCRF, 06/10/2017

Ministère de l'économie et des finances, 05/10/2017