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Escroqueries aux virements : deux cas concrets passés en revue

Courant septembre 2017, deux entreprises de Haute-Savoie ont été victimes d’escroqueries FOVI (Faux Ordres de Virement International), « arnaque au président » pour l’une et par changement de compte bancaire pour l’autre, pour des préjudices respectifs de près de 208 000 euros et de 44 222 dollars.

 

Une adresse mail qui diffère très peu d'un fournisseur habituel 

Le 18 septembre 2017, le directeur de la société X sise en Haute-Savoie se présente à la gendarmerie locale afin de déposer une plainte pour escroquerie au faux ordre de virement. Il explique qu’il travaille d’ordinaire avec une société implantée en Chine auprès de qui il paye d’avance le matériel. Dans l’attente de l’arrivée des dernières commandes, il échange des messages électroniques avec quelqu’un qu’il pense être son fournisseur habituel.

Il ne se rend pas compte que l’adresse mail de l’escroc diffère très légèrement de celle de son fournisseur (mbc@rainbawmbc.com au lieu de mbc@rainbowbc.com). En revanche le contenu des messages transmis était conforme avec ceux échangés à l’accoutumée avec son prestataire. Au bout de quelques jours d’échanges, l’escroc lui indique qu’il a changé de coordonnées bancaires.

Mis en confiance le chef d’entreprise fait effectuer deux virements correspondants à deux commandes distinctes pour une somme globale de 44 222 dollars. Après recherches, l’écornifleur serait entré en contact par mail avec la victime depuis au moins 10 jours.

 

Fraude au Président : comment se protéger de cette escroquerie

 

Un faux cabinet juridique contacte la comptable de l'entreprise pour une soit-disante offre publique d'achat

D’autre part, le 19 septembre 2017, le président des entreprises X et Y situées également en Haute-Savoie se présente à la gendarmerie locale afin de déposer une plainte pour escroquerie au faux ordre de virement.
Le 14 septembre 2017, un homme se présentant comme « maître VILLARD » du « cabinet juridique KMG », contacte téléphoniquement l’entreprise et demande à parler au comptable. L’homme qui parlait bien le français explique à l’employée qu’il agit pour le compte du directeur de X et Y qui se prépare à effectuer une offre publique d’achat ultra confidentielle qui ne serait rendue publique que 10 jours plus tard. 

 

Des discours bien rodés qui poussent à la confiance

Parallèlement à cet appel, la comptable reçoit des faux mails de la part du patron de l’entreprise. Immédiatement, les messages mentionnent qu’il faut agir dans la plus grande discrétion et que, pour éviter toute fuite et afin de respecter la « norme de cette OPA », il ne doivent surtout pas en parler de vive voix, ni par téléphone, mais utiliser uniquement une adresse mail soit-disant sécurisée. 

Mise en confiance et isolée, la comptable reçoit plusieurs appels par jour de « maître VILLARD » qui s’assurait que « tout allait bien » ou lui demandait des informations personnelles afin de faire fabriquer un badge d’accès pour qu’elle puisse assister à l’annonce de l’OPA qui devait avoir lieu au sein de l’entreprise.
L’employée effectue à la demande de l’escroc trois virements (102 865.12 €, 52347.25€ et 52500 €) pour un montant total de 207 712,37 euros ! 

 

Des exemples qui font froid dans le dos. En cas de doute, avertissez au plus vite la Gendarmerie et ne prenez aucun risque. Pensez également à sensibiliser vos salariés à toutes ces problématiques et à ces nouvelles formes d'escroqueries. 

 

L'équipe Avisé

 

Source : Centre d'opérations et de renseignement du groupement de Gendarmerie de la Haute-Savoie

Crédit photo : StockSnap.io 

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