Avisé, s'informer pour réussir

site d'informations stratégiques
du réseau des chambres de métiers et de l'artisanat d'Auvergne-Rhône-Alpes

Vous êtes ici

Augmentation du prix des pièces de carrosserie

D’après l’organisme SRA (Sécurité et Réparation Automobiles), le coût des pièces de carrosserie ne cesse de croitre. Il observe notamment de forts écarts de prix entre la France et différents pays européens.

Dans son baromètre du premier trimestre 2016, SRA indique en effet une augmentation de 1,3 % du prix des pièces de carrosserie comparé au premier trimestre de l’année 2015. Une progression sensiblement supérieure à celle de l’indice des prix à la consommation, resté stable sur la même période.

Les prix sont par ailleurs nettement plus élevés en France que dans d’autres pays européens comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore la Pologne, même dans les cas où la France est le pays producteur. C’est ce qu’a constaté SRA à partir des chiffres tirés d’une étude comparative réalisée par Insurance Europe, repris dans sa dernière lettre d’actualité. De fortes disparités sont relevées concernant les prix du bouclier avant, la pièce la plus remplacée.

 

Source : Insurance Europe

 

Les pièces de carrosserie représentent aujourd’hui 48,7 % du coût total de la réparation automobile. Un chiffre record. A quoi ces prix élevés sont-ils imputables ? Aux prix des matières premières ? Aux coûts de production ? Aux frais logistiques ? Selon Frédéric Maisonneuve, président de SRA, le problème viendrait d’un prix de marché qu’il faudrait rééquilibrer à travers une plus forte concurrence.

A ce titre, la France est le seul pays européen qui n’applique pas la clause de réparation, c’est-à-dire la liberté de production et de commercialisation des pièces de rechange par des opérateurs tiers. Les constructeurs français disposent d’un monopole sur la production des pièces de carrosserie dites « visibles ». Cela implique que les réparateurs indépendants sont contraints de se fournir chez leurs principaux concurrents : les réseaux de constructeurs. Ce monopole est tout à fait légitime pour la première monte d’un véhicule. Cependant, une ouverture à la concurrence du marché des pièces de carrosserie visibles, tout en protégeant leur design conçu par les constructeurs, pourrait faire baisser les prix. Cela serait bénéfique à la fois pour les réparateurs et pour leurs clients.

 

L'équipe Avisé

 

Sources : SRA, 07/2016

L'Argus, 23/03/2016

J2R Auto, 25/08/2016

L'Argus de l'assurance, 01/2013

Crédit photo : Pixabay

 *0*