Avisé, s'informer pour réussir

site d'informations stratégiques
du réseau des chambres de métiers et de l'artisanat d'Auvergne-Rhône-Alpes

Vous êtes ici

Loi Macron 2 : maintien du brevet professionnel (BP) pour les coiffeurs

25/04/2016

Le ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, a annoncé hier, au congrès de l'Union Nationale des Entreprises de Coiffure (UNEC) que l'obtention du brevet professionnel (BP) de coiffure reste bien une condition nécessaire et préalable à l'ouverture d'un salon de coiffure.

En effet, depuis l'automne 2015, les professionnels de la coiffure sont vent debout pour défendre la professionnalisation de leur métier.

 

La loi du 23 mai 1946 (version de 2001) portant "règlementation des conditions d'accès à la profession de coiffeur" a été plusieurs fois modifiée et certains de ses articles abrogés.

Ce sont les dispositions prévues par la loi du 05/07/1996, "Toute entreprise de coiffure et chacun de ses établissements sont placés sous le contrôle effectif et permanent d'une personne qualifiée titulaire du brevet professionnel ou du brevet de maîtrise de la coiffure ou d'un titre équivalent homologué par le ministre compétent", que le ministre souhaitait modifier.

En 1996, le législateur voulait poser une exigence de qualification professionnelle pour toute personne désirant s'installer dans une activité susceptible de mettre en jeu la santé ou la sécurité du consommateur.

 

Aujourdhui, dans la version du 25/04/2016, l'article 3 de la loi du 23 mai 1946, dispose que "Toute entreprise de coiffure et chacun de ses établissements sont placés sous le contrôle effectif et permanent d'une personne professionnellement qualifiée."

Dès lors, pour ouvrir un salon de coiffure, il suffit que l'un des salariés soit titulaire d'un BP ou BP (brevet de maitrise).

Cliquez ici pour visionner l'intervention de M. Emmanuel Macron au congrès de l'UNEC (23-24 avril 2016).

Lors de cette rencontre avec les professionnels de la coiffure, le ministre a exprimé son souhait de réfléchir avec les membres de la filière, aux solutions à apporter en matière de validation d'acquis. L'objectif est que les professionnels n'ayant pas un BP mais un CAP, qui ne peuvent plus être considérés comme apprentis ou qui sont issus d'une autre filière, puissent exercer la profession. 

 

Une audition des représentants de la filière coiffure est prévue, le 09/05/2016 à l'Assemblée Nationale, afin de réfléchir à ce décret.

A suivre...

 

 

 

L'équipe Avisé

 

 

 

 

Sources : Meilleur coiffeur, 25/04/2016

VNI, l'e-mag de l'éducation, 24/04/2016

Meilleur coiffeur, 04/09/2015

Légifrance, version au 25/04/2016

Le Dauphiné Libéré, 29/11/2015

 

 

Crédit photo : Pixabay

Sondage
à la une

On veut connaître votre avis !
3 + 6 =
Trouvez la solution de ce problème mathématique simple et saisissez le résultat. Par exemple, pour 1 + 3, saisissez 4.
 *0*