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Artisans-poissonniers : un site internet pour visualiser les stocks

19/07/2019

Stats-et-Pêche est le premier site permettant d’avoir une vision rapide et fiable de l’état des stocks de poissons européens qui sont suivis par les scientifiques. Il offre plusieurs fonctionnalités :

  • Un état de la durabilité des pêches à l’échelle européenne par nombre de stock et par volume sur la page d’accueil.
  • Un module de visualisation qui permet de créer ses propres graphiques, de les afficher et de les exporter en format image ou sous la forme d’un tableau Excel.

Actuellement, 35,9 %  des volumes de poissons pêchés en Europe sont issus de stocks au rendement maximal durable (RMD). Il s’agit de la plus grande quantité de poissons que l’on peut pêcher en moyenne sans affecter le processus de reproduction sur le long terme. Les stocks dits « au RMD » sont donc les stocks dont l’exploitation a atteint un double optimum écologique et économique, c’est-à-dire que la pression de pêche est à son taux le plus haut sans affecter la biomasse.

 

 

 

Gérer l’activité de la flotte européenne

Depuis 1973, l’Union européenne a mis en place une Politique Commune des Pêches (PCP), destinée à gérer l’activité de la flotte de pêche européenne et à préserver les stocks de poissons. Un stock de poisson correspond à la quantité de poissons d’une espèce dans une zone donnée pouvant être pêchée (le stock ne comprend pas, par définition, les poissons trop jeunes pour être pêchés).

À ce jour, les pêcheurs européens exploitent 397 stocks de poissons, dont 168 sont suivis scientifiquement. Afin de garantir la pérennité des stocks (c’est-à-dire leur capacité à se reproduire), ces derniers sont évalués chaque année selon deux critères :

  • la pression de pêche
  • la quantité de poissons dans le stock.

À partir de ces éléments, on peut déterminer si le stock est en surpêche ou non,  c’est le cas si l’on pêche trop (la pression de pêche est trop forte). Dans ce cas, on laisse trop de peu de poisson pour que le stock se renouvelle. Les données présentes dans Stat et Pêche sont des données issues de plusieurs instituts européens et français.

 

Moins de produits aquatiques consommés

Selon Kantar World Panel, la tendance de la consommation de produits aquatiques est au repli en France, de - 1,6 % en 2018, et cela même si la consommation hexagonale dépasse nettement la moyenne européenne, avec 33 kg par personne et par an. La société prévoit toutefois un bel avenir en volume au rayon traiteur, qui marque trois points en quatre ans et atteint 29 % en 2018. En parallèle, le poisson en conserve se maintient à 20% tandis que le surgelé s’effrite et perd trois points depuis 2014.

Les consommateurs de poisson frais achètent aussi souvent, mais moins en quantité, soit 80 0000  tonnes en 2018 (contre 82 000 tonnes en 2017). Autre constat : l’offre préemballée, surtout du saumon, du cabillaud, du lieu noir et de la julienne, s’accroît. Au niveau des crustacés, c’est la crevette tropicale réfrigérée et traiteur qui remporte la palme, avec 42 000 tonnes vendues, et cela grâce à des prix attractifs. Dans les boîtes de poisson - dont les ventes reculent dans les caddies – le thon domine loin devant la sardine et le maquereau.

 

Des labels à suivre

Le Label MSC (Marine Stewardship Council) invite les pêcheries à suivre trois principes fondamentaux.

Tout d’abord recourir à des stocks de poissons durables, ce qui implique que l'effort de pêche doit se situer à un niveau qui permet d'assurer la pérennité des populations de poissons. Il sous-entend aussi un impact environnemental minimisé, grâce à des activités de pêche qui doivent être gérées de façon à maintenir la structure, la productivité, la fonction et la diversité de l'écosystème. Enfin, il passe par une gestion efficace des pêcheries, dans le respect des lois en vigueur. Son système de gestion doit permettre de s'adapter aux différents changements.

 

Le Label Pêche durable

Porté par FranceAgriMer, le label « Pêche durable » répond au souhait de la filière pêche de disposer d’un signe public de qualité permettant de valoriser les produits de la pêche française. Facilement reconnaissable par les consommateurs, il diffère des écolabels privés existants en reposant sur une définition complète de la pêche durable, qui inclue des exigences environnementales, économiques et sociales.

 

Le label Artysanal

Artysanal est un label qui définit des critères environnementaux, sociaux et économiques pour la pêche artisanale au niveau international. Artysanal permet ainsi aux consommateurs d’identifier des produits issus d’une pêche responsable, respectueuse des hommes, de la ressource et de l’environnement.

 

 

Lire aussi : Poissonnerie : les 10 facteurs clés de succès

Lire aussi :  Les produits aquatiques ont la côte auprès des Français

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

uniondelapoissonnerie.org

pdm-seafoodmag.com

60 millions de consommateurs Hors-série juillet/août 2019

 

Crédit photo : Pixabay