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Boucherie charcuterie : comment prévenir les risques professionnels ?

Afin de sécuriser les conditions de travail, la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT) a élaboré un Livret Accueil Sécurité.

 

13 risques principaux pour les métiers de la boucherie charcuterie traiteurs

Ce livret d’information et de sensibilisation s’adresse à TOUS dans l’entreprise, et plus particulièrement aux jeunes et aux nouveaux arrivés dans l’entreprise, trop fortement impactés par les accidents du travail.

Il recense les principaux risques spécifiques au métier, et présente des moyens à mettre en œuvre afin de protéger de ces risques. Comme le rappelle la CFBCT, il s’agit souvent des gestes simples à appliquer.

Plus précisément, ce livret évoque :

  • les accidents du travail et maladies professionnelles
  • la réglementation
  • les équipements de protection individuelle (EPI)
  • le risque coupure
  • le risque chute et glissade
  • le risque lié aux manutentions manuelles
  • le risque lié aux machines
  • le risque de brûlure
  • le risque chimique
  • les risques liés à l’environnement de travail
  • les risques liés à l’électricité et au gaz
  • le risque incendie
  • le risque routier
  • le risque lié aux addictions
  • le risque d’agression verbale ou physique et de braquage
  • le risque biologique
  • les premiers secours.

Consulter le livret.

 

Quelles formes prennent les risques professionnels en boucherie charcuterie ?

2 221 accidents de travail ont eu lieu dans le secteur en 2015 et 121 cas de maladies professionnelles ont été recensés. Les jeunes de moins de 25 ans et les personnes de plus de 40 ans étaient principalement concernées.

Les éléments matériels en cause dans les accidents sont :

  • l’outillage à main, couteaux et scies (pour 55 % des accidents)
  • les manutentions manuelles (25 %)
  • les chutes et glissades de plain-pied (9 %)
  • les chutes de hauteur (5 %)
  • les machines (4 %)
  • autres (2 %).

La main est la partie du corps la plus accidentée.

La blessure la plus fréquente est la plaie ouverte (coupure).

 

L’évaluation des risques professionnels est formalisée dans le document unique  

Afin de prévenir et de limiter les risques liés à l’activité professionnelle, une entreprise doit mener une évaluation des risques auxquels sont soumis ses équipes, dès lors qu’elle compte un salarié ou un apprenti. Cette démarche est formalisée dans le document unique, qui est obligatoire depuis 2001.

Ce document, réalisé par l’employeur, seul responsable de son élaboration, doit indiquer une liste des risques inhérents à son entreprise et ce qui est mis en œuvre pour les prévenir.

 

Le document doit être daté afin de pouvoir être mis à jour chaque année ou en cas de changements notables dans l’organisation du travail quotidien. Une fois rédigé, le document unique doit pouvoir être mis à disposition de la médecine du travail et de l’inspection du travail. En outre, il doit être accessible à l’ensemble des salariés.

Même si la loi n’indique pas spécifiquement le contenu de ce document, il est généralement construit en 3 parties :

l’identification des dangers. C’est l’inventaire des produits, machines et autres caractéristiques du métier en question, qui pourraient s’avérer dangereux pour la santé des salariés.
le classement des risques. Il permet de hiérarchiser les risques selon leur probabilité, leur dangerosité ou encore leur fréquence.
les pistes de solution et de prévention. Le travail d’identification et de classification des risques doit aboutir sur des pistes de réflexion afin de les prévenir au maximum.

Retrouvez plus d’informations sur le document unique dans notre article

 

Gardez à l’esprit qu’investir du temps et des moyens dans la prévention des risques professionnels est gage d’une meilleure qualité de vie au travail pour les salariés et de performance pour l’entreprise !

Comme le rappelle la MAAF, « les frais engendrés par le manque de prévention peuvent être élevés. En effet,

  • le salarié absent doit être remplacé, ce qui engendre des frais (intérim, sous-traitance)
  • l’absence de ce salarié peut engendrer une baisse de la production
  • les délais pour servir les clients peuvent être allongés, engendrant des tensions avec vos clients
  • votre taux de côtisation AT (accident du travail) à la CNAMTS (Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés) dépend du coût de l’accidentologie connue pour votre activité. En tant qu’employeur, vous êtes responsable de la santé et de la sécurité de vos salariés et, en cas d’accident, il existe un risque juridique pour vous. »

 

Pensez à diffuser largement ce livret au sein de votre entreprise !

 

 

L’équipe Avisé

 

Sources : CFBCT, 2018

INRS

MAAF Pro

Crédit photo : Pixabay