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Cocoa Valley régale Annecy Festival

Annecy s’anime à l’heure suisse cette année avec le Festival international du film d’animation et le MIFA, Marché international du film d’animation qui reviennent en présentiel du 13 au 18 juin après deux ans de COVID. Un événement dont l’importance n’a pas échappé à l’artisan chocolatier haut savoyard Cocoa Valley de Villaz, qui a fabriqué 4000 tablettes en chocolat noir et au lait pour régaler les papilles des festivaliers avant de s’implanter aussi prochainement côté helvétique.

 

Même ancrage local et rayonnement mondial

« Nous avons la même démarche qu’Annecy Festival, un ancrage local avec un rayonnement international » explique Robien Waechter, directeur executif France de Cocoa Valley depuis janvier dernier. D’où ce partenariat avec l’événement annuel phare de la ville haut-savoyarde qui démarre le 13 juin pour s’achever le 18 juin par la remise des prix aux réalisateurs lauréats. Cocoa Valley a fourni 2000 tablettes en chocolat noir et autant en chocolat au lait en série limitée, qui seront vendues aux festivaliers.

« Ce n’est qu’un début pour nous » explique Robin Waechter, notre entreprise artisanale nourrit beaucoup d’ambition tant, sur Annecy Festival, que sur la Suisse ». L’objectif est, entre autres projets d’ouvrir, dès 2023, une boutique à Genève. Auparavant, Cocoa Valley aura créé un second site de production à Vétroz, dans le Valais, pour y fabriquer les gros volumes destinés à l’international, soit 20 à 30 000 tablettes par jour.

 

Tremplin vers l’international

« La Suisse est un très bon tremplin vers l’international, même si le coût de production est 20% supérieur à celui de la France. Le but est de servir le monde hors Europe depuis cette implantation ».

Côté français, les projets ne manquent pas non plus avec l’ouverture prévue d’un centre de recherche et développement destiné notamment à servir les chefs, étoilés ou non, qui font confiance à l’entreprise. Miser sur les autres pays amateurs de chocolat en Europe, tels que la Belgique et les Pays-Bas, est aussi l’ambition du groupe dont la holding sera installée prochainement côté helvétique.

 

Développement en mode start-up

À Villaz, son siège, et à Épagny, son site de production, l’entreprise artisanale emploie déjà 20 salariés. Elle en comptera, au total, une cinquantaine des deux côtés de la frontière l’année prochaine. Parmi eux, un maître chocolatier pour le groupe, qui travaillera en Suisse et en France, dont l’expérience a notamment été acquise chez Nestlé Excellence et chez Lindt. La société compte également 4 artisans chocolatiers au sein de son équipe annécienne.

« Nous allons recruter 3 apprentis en production en septembre et 1 à 2 en marketing-vente profitant notamment des aides pour l’emploi des jeunes qui ont été mises en place » précise le directeur général exécutif France. « Notre entreprise connaît un fort développement en mode start-up »

 

Lire aussi : Apprentissage et alternance : les aides prolongées au moins jusqu’à fin 2022

 

Elle dispose de 120 m2 à Villaz et de 800 m2 sur deux niveaux à Épagny dont 600 m2 en production à côté des bureaux et des espaces communs. En Suisse, s’ajouteront bientôt 3300 à 3500 m2 à Vétroz représentant pour la société une certaine masse financière. « Nous y fabriquerons toutes les commandes en gros volumes pour le monde soit 20 à 30 000 tablettes par jour. Mais l’activité ‘Signature’ avec les chefs et les palaces, restera à Annecy ».

 

Activité « Farm to bar » qui séduit les chefs

En développant son activité « Farm to bar » - depuis la plantation à la tablette -, l’artisan chocolatier Serges NGassa, fondateur de l’entreprise avec son épouse Karine, a eu une idée qui a séduit les grands noms de la gastronomie tels que Laurent Petit à Annecy-le-Vieux, Eric Favre à Machilly, Yohann Comte à Veyrier-du-Lac en Haute-Savoie ou encore Maxime et René Meilleur, à Saint-Martin -de-Belleville en Savoie.

Tous constituent la souche de chefs étoilés sur laquelle s’est appuyé l’essor de Cocoa Valley qui compte aujourd’hui une cinquantaine de chefs dans son giron partout en France dont de nombreux restaurateurs en bistronomie. Une volonté de transmission du savoir anime aussi la société qui a encore pour projet la création de l'Académie Cocoa Valley. Une expérience qu’elle entend mener avec le support de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Haute-Savoie, son partenaire depuis la création de l’entreprise en 2018.

 

Annecy Festival : un événement qualitatif et bon enfant

« Nous avons avec Annecy Festival une volonté commune de développement. L’événement qui draine de nombreux visiteurs étrangers - plus de 94 pays cette année seront représentésest très qualitatif et bon enfant et moins ‘bling-bling’ que Cannes » estime Robin Waechter.

D’où l’idée de développer ce partenariat qui devrait permettre à l’entreprise de Villaz d’essaimer son savoir-faire à travers le monde en régalant les papilles des festivaliers, dont plus de 400 journalistes. Et en plus cette année l’hôte d’honneur de l’événement est la Suisse. Quelque 105 films suisses seront présentés à travers une quinzaine de programmes et une rétrospective historique.

« La Suisse est l’un des pays qui a présenté le plus de sélections à Annecy, c’est un joueur majeur que l’on a parfois tendance à oublier », a commenté devant la presse Mickaël Marin, directeur de CITIA, organisateur de l’événement. « Cet hommage au cinéma d’animation suisse a été imaginé, souhaité, avant la pandémie et c’est une immense satisfaction de pouvoir célébrer films, artistes, sociétés d’un  pays qui a un passé, un présent et un avenir avec le cinéma d’animation».

Pour rappel, côté Annecy Festival, les retombées économiques se chiffrent à 20 millions d’euros sur le territoire de la Haute-Savoie. De quoi donner une ambition mesurée à Cocoa Valley.

 

L'équipe Avisé

Crédit photo: Chambre de Métiers et de l'Artisanat de la Haute-Savoie