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Etiquetage : Bruxelles en faveur de l'indication obligatoire du pays d'origine de la viande chevaline, de lapin et de gibier

28/05/2015

La Commission européenne recommande d’introduire l'étiquetage obligatoire du pays d’origine pour les viandes mineures non transformées et pré-emballées " si son coût est en accord avec ce que le consommateur est disposé à payer ".

 

Peu de consommateurs disposés à payer plus cher un produit pour avoir des informations sur l’origine d’un produit

Malgré leur souhait d'être informés, les consommateurs ne sont pas forcément disposés à payer plus cher les produits pour avoir cette information. Dans l'Eurobaromètre 2013, seuls la moitié environ des consommateurs ont déclaré qu'ils consentaient à payer 1 ou 2 % en plus pour avoir des informations sur l'origine des produits visés par le présent rapport.

Actuellement, les consommateurs ont la possibilité de choisir des produits laitiers ou à base de viande pour lesquels les exploitants du secteur alimentaire fournissent volontairement des informations sur l'origine. Pour la Commission, " il peut s'agir d'une solution satisfaisante qui n'impose pas de charges supplémentaires sur l'industrie et les autorités ".

 

Une indication de l’origine à titre facultatif pour les denrées alimentaires non transformées

Les denrées alimentaires non transformée sont des produits comprenant un seul ingrédient et des ingrédients constituant plus de 50 % d’une denrée alimentaire.

Combinée aux systèmes déjà existants d’indication obligatoire de l’origine pour des denrées alimentaires ou des catégories d’aliments spécifiques, " la solution d'un étiquetage facultatif maintient les prix de vente aux niveaux actuels et permet quand même aux consommateurs, s’ils le souhaitent, de choisir des produits ayant des origines particulières, sans nuire à la compétitivité des exploitants du secteur alimentaire, au marché intérieur ou au commerce international.

Là encore, la Commission pointe le paradoxe des consommateurs à l’égard de l’étiquetage obligatoire : si l’intérêt est fortement exprimé en sa faveur, le comportement d’achat réel ne suit pas. "

Les consommateurs semblent par ailleurs davantage intéressés par le lieu de production que par le lieu d’obtention de la matière première principale.

 

Sources : Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, 20/05/2015

Commission européenne, 20/05/2015

Commission européenne, 20/05/2015

Crédit photo : Fotolia