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La restauration rapide en phase avec son époque

"La restauration et particulièrement la restauration rapide ont démontré à quel point elles épousent les mutations de leur époque explique Olivier Schram, directeur associé chez PH Partners, l’un des vingt experts interrogés par France Snacking à l’occasion de ses dix ans. « À la faveur de la digitalisation accélérée de nos existences, de l’évolution des organisations au travail, d’une ouverture aux autres cultures culinaires favorisée par un nomadisme grandissant, la décennie écoulée fut sans doute l’une des plus dynamiques et fécondes en innovation dans le domaine de la restauration hors foyer (RHF) ».

De ce contexte,quelques tendances fortes ressortent: le manger sain et équilibré, le manger « bon pour la planète » et le « fast casual » à la française ou encore l’essor du marché des repas livrés à domicile. Pour l’avenir, la dimension environnementale va de plus en plus s’affirmer, avec le recours aux emballages biodégradables et le bannissement progressif du plastique. Autant d’éléments que les artisans des métiers de bouche doivent eux prendre en compte pour revoir leur offre et leurs prestations.

 

Bilan en demi-teinte en 2018

Néanmoins, la restauration rapide a terminé l’année 2018 sur un bilan en demi-teinte,  alors que la RHF dans son ensemble a marqué le pas. La restauration rapide a elle résisté avec 41 millions de visites (+ 1,2 % par rapport à 2017) et un chiffre d’affaires de 56,1 milliards d’euros selon le cabinet NPD Group. « Le mouvement des « Gilets jaunes » et le contexte social mouvementé ont eu un impact très négatif sur le marché de la restauration » explique Maria Bertoch, Food Service Industry Expert chez NPD Group. Autoroutes bloquées, centres commerciaux déserts, lieux touristiques fermés au public, ont effacé les belles performances des trois premiers trimestres de l’année 2018. La restauration rapide s’en est toutefois mieux sortie grâce aux burgers, aux coffee shops et aux rayons snacking des GMS sans oublier le segment ethnique.

 

Plus 160 % en dix ans

En dix ans, le chiffre d’affaires du secteur a progressé de 160 % en passant de 7,3 milliards en 2007 à 19 milliards d’euros en 2018. La France compte 41 000 établissements de restauration rapide (contre 21 000 dix ans plus tôt). On dénombre 90 000 points de vente si l’on ajoute les boulangeries-pâtisseries avec un volume d’affaires de 11,2 milliards (+ 31 % en dix ans), les charcutiers-traiteurs dans une moindre mesure et la grande et moyenne distribution.

À noter encore que 60 % des Français se rendent au moins une fois par semaine dans un lieu dédié au snacking à midi ou le soir. Le sandwich/ club sandwich tient le haut du pavé avec 43 % du total suivi du burger 34 % et de la salade 28 %. On compte aujourd’hui une cinquantaine de références parmi lesquelles des tacos, bagels, bao burger, kalamaki, banh mi, bagnat, suédois, onigiri… S’ajoute les burgers vegans qui gagnent en popularité dans la restauration rapide. Cette tendance répond à la montée en puissance du flexitarisme, qui prône une consommation modérée de viande, et du véganisme, un mode de vie hostile à toute forme d’exploitation des animaux.

 

Un budget de 48 euros par semaine

En attendant, la restauration rapide continue de séduire toujours plus de Français alors que la restauration classique dite « à table » n’a pas évolué en nombre de restaurants avec un chiffre qui stagne autour de 104 000 unités depuis plus de vingt ans. Quant au budget moyen hebdomadaire, il est de 48 euros pour les repas de midi dont 39,70 euros sont dépensés dans la restauration rapide soit 80 % du total.

 

Source: CHD Expert

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

lesechos-etudes.fr

lesechos.fr

la-croix.com

snacking.fr

tvanouvelles.ca

 

Crédit photo : Pixabay