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Le e-commerce alimentaire se consolide

Le e-commerce alimentaire a été porté par la crise sanitaire liée au COVID-19. En France, il a gagné 4 ou 5 ans en seulement quelques mois, battant des records de parts de marché. L’enjeu est désormais de fidéliser les nouveaux clients, notamment les télétravailleurs et les seniors.

 

Les derniers chiffres NielsenIQ, dévoilés en partenariat avec la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD) confirment l’accélération du e-commerce alimentaire en France comme ailleurs depuis le premiers confinement de 2020.

Depuis le début de l’année 2020, la crise sanitaire liée au COVID-19 a créé de nouveaux comportements chez les consommateurs, l’un des plus évidents étant le recours accru à internet pour les courses alimentaires.

 

Une progression de 13% encore en 2021

Le e-commerce alimentaire a explosé de manière générale en France à partir de mars 2020. La tendance ne se dément pas en 2021 : le e-commerce en effet progresse encore de 13% renforçant sa part de marché à 9% depuis le début de l’année.

La France se distingue des autres pays avec un dispositif spécifique, qui prend plusieurs formes :

  • Les drives opérés par les enseignes d’hypermarchés et supermarchés concentrent l’essentiel des ventes online de produits alimentaires (plus de 90%)
  • La livraison à domicile des acteurs généralistes, proposée par ces mêmes enseignes de la distribution mais aussi par les pure players
  • Les drives piétons des hypers et supermarchés continuent leur déploiement
  • De nombreux nouveaux acteurs complètent le dispositif.

 

Parmi ces derniers, différents types de e-commerce sont à distinguer.

« La crise sanitaire a également renforcé l’appétence des consommateurs pour les sites web des circuits courts leur permettant d’acheter des produits frais et locaux. Le recours à l’achat online de ces produits devrait s’installer dans les habitudes » a indiqué Marc Lolivier, délégué général de la FEVAD.

 

Nouveaux clients à fidéliser

Un foyer sur 3 a fréquenté le circuit online pour les produits de grande consommation (PGC) en Europe de l’Ouest, soit 32,3%, alors qu’ils n’étaient que 23,7% un an auparavant.

En France aussi la forte attractivité des ventes en ligne s’est aussi vérifiée : le drive et le e-commerce en général ont recruté de nouveaux clients, passant de 5 millions d’acheteurs mensuels à 7,4 millions lors du mois de confinement soit 50% de plus.

Plusieurs raisons expliquent cette progression : la recherche de distanciation physique et la volonté de minimiser les contacts avec autrui et les risques de contamination, ont séduit les foyers de retraités, largement sur-représentés parmi les nouveaux adeptes du web alimentaire.

Par ailleurs, le télétravail a développé l’attrait du e-commerce, avec un recours fréquent au drive comme à la livraison à domicile.

A noter toutefois que parmi les acheteurs recrutés en 2020 à partir du 1er confinement, 2 sur 3 n’ont plus effectué par la suite d’achats de PGC en ligne. Déçus par l’expérience, ils évoquent les listes de courses non respectées ou incomplètes, ou encore en drive une offre en apparence limitée sur les sites et la saturation des créneaux horaires disponibles.

« L’afflux d’une nouvelle clientèle a permis au e-commerce de prendre de l’avance sur ses temps de passage en termes de développement. Mais la bataille n’est pas gagnée pour autant, et au-delà de l’épisode COVID-19, les distributeurs vont devoir convaincre ces nouveaux clients pour que le clic devienne une nouvelle habitude d’achat. Que ce soit pour les familles, seniors ou télétravailleurs, le maintien du lien et la qualité de l’expérience client vont être décisifs » a commenté Daniel Ducrocq.

 

Bilan du e-commerce au 1er trimestre 2021

Au-delà des courses alimentaires, le secteur du e-commerce (produits et services) a atteint près de 30 milliards d’euros au 1er trimestre 2021, en hausse de 14,8% sur un an. La situation est toujours très contrastée entre les ventes de biens et de services : la hausse des ventes de produits sur internet est estimée à + 30% alors que le e-tourisme chute à nouveau de 49%.

Le panier moyen est en légère baisse à 58 euros (contre 60 euros en 2019). Quelque 499 millions de transactions ont été comptabilisées, soit une hausse annuelle de 17,8%.

La vente de produits sur internet a continué de jouer un rôle d’amortisseur économique pour les commerces physiques et les TPE et PME.

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

fevad.com

lesechos.fr

 

Crédit photo : Pixabay