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Les applis nutritionnelles : un outil pour de nouveaux usages

09/11/2018

Les consommateurs recherchent de plus en plus les informations sur les produits alimentaires sur leurs smartphones via des applis nutritionnelles.  Ces applis à vocation santé répondent à leurs attentes en matière de transparence et de produits plus naturels. Pour autant, leur développement suscite des interrogations quant à la fiabilité des données, les notations et les avis délivrés.

La réaction des professionnels (distributeurs et industriels)  est diverse : certains proposent leurs propres outils ; d’autres ont décidé de collaborer avec les applis déjà sur le marché.

Quant à l’Ania, l’Association nationale des industries alimentaires, elle entend d’ici deux ans, proposer une base de données référentielle sur la composition des produits, assortie d’un catalogue complet. En plus des ingrédients ou des informations nutritionnelles, l’objectif est d’intégrer l’origine du produit, le lieu et les conditions de fabrication, les pratiques de transport pour calculer un impact carbone. Autant de renseignements qui seront apportés par les fabricants.

 

Des outils qui font référence

En attendant, la référence leader est Yuka, avec aujourd’hui 5,6 millions d’abonnés. Son système de notation repose sur le Nutri-score (qui relève les qualités nutritionnelles d’un produit), la présence d’additifs et celle du label bio, ou pas. Comme toutes les applis nutritionnelles, Yuka permet de scanner l’étiquette d’un produit et d’obtenir une information, simple, rapide et concrète. En cas de mauvaise évaluation, Yuka recommande un autre produit de meilleure qualité. Sa base de données alimente Open Food Facts, structure associative qui recense 374 000 produits français et 600 000 produits dans le monde.

Selon, Olivier Andrault, chargé de mission en matière d’alimentation à l’UFC-Que Choisir, les applications nutritionnelles viennent pallier un déficit d’informations dû au laxisme des autorités européennes et au lobby industriel.

 

En quelques clics

En quelques clics, les consommateurs découvrent la liste des ingrédients, la présence éventuelle d’additifs et une recommandation sur la qualité du produit. Le vocabulaire choisi facilite la compréhension des informations nutritionnelles alors même que les étiquettes sont trop complexes à décrypter.

Utiles, les applis nutritionnelles ont aussi leurs détracteurs. Selon eux, les additifs y sont souvent mal notés alors que les autorités françaises (Anses) et européennes (Efsa) attestent de l’absence de danger à ingérer ses substances. Autre critique : les bases constituées sont fondées sur du collaboratif, sans associer des professionnels de la nutrition.

 

Diverses réactions

Face au succès des applis et à la demande de transparence des consommateurs, les industriels et enseignes de la distribution améliorent les recettes de leurs produits. Yuka, par exemple, travaille avec 15 marques industrielles, toutes venues à elle directement. Système U a, pour sa part, décidé de développer sa propre appli « Y’a quoi dedans » : elle détecte les additifs qui font éventuellement polémique, mais ne note pas le produit.  

 

 

Auchan a aussi développé son outil tandis que Carrefour ou Monoprix collaborent avec Open Food Facts, dans la quête de transparence sur leurs produits. Objectif pour tous : aider le consommateur à faire ses choix.

 

Lire aussi : "Étiquetage nutritionnel : mise en place du Nutri-score"

 

L’équipe  Avisé

 

Sources :

LSA n° 2521

letelegramme.fr

numerama.com

Process Alimentaire n°1362

60 millions de consommateurs n°542