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Bâtiment : un micro-entrepreneur sur 3 toujours actif après trois ans

20/09/2019
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Les micro-entrepreneurs toujours actifs en 2017 après trois ans représentent 36 % dans le secteur de la construction,  indique une étude Insee Première parue en juillet 2019. Cette proportion dépend fortement du secteur d’activité : elle est plus élevée dans la santé humaine et l’action sociale (60 %). Et plus faible dans le secteur de la construction, les activités spécialisées, scientifiques et techniques (36 %) ou le commerce (28 %), secteurs où les immatriculations de micro-entrepreneurs sont pourtant les plus nombreuses.

Ces écarts sectoriels s’expliquent partiellement par une propension au démarrage plus élevée dans la santé humaine et l’action sociale (83 %) ou l’enseignement (79 %) que dans les activités spécialisées scientifiques et techniques (71 %), la construction (65 %) ou le commerce (54 %).

 

13% du total des immatriculations dans la construction

Le secteur de la construction représente 13 % du total des immatriculations de micro-entrepreneurs. Les professionnels dont l’activité a démarré affichent un taux de pérennité à trois ans de 55 %  (59 % en activité principale et 49 % en activité complémentaire). En comparaison, les entrepreneurs individuels classiques affichent un taux de pérennité à trois ans de 62 %.

Dans la construction, le chiffre d’affaires moyen est de 14 100 € (16 400 € pour une activité principale et 10 500 € pour une activité de complément).

 

Plus grande longévité avec l’âge

D’une façon globale, l’étude relève que la longévité des micro-entrepreneurs augmente proportionnellement avec leur âge. Ainsi 28 % des micro-entrepreneurs de moins de 30 ans sont actifs trois ans après leur immatriculation contre 44 % de ceux de 50 ans et plus. Chez les entrepreneurs individuels classiques, la pérennité est la plus forte entre 30 et 54 ans.

Par ailleurs, la proportion de micro-entrepreneurs actifs après trois ans est de 41 % pour les femmes, soit 8 points de plus que pour les hommes (33 %). Une différence qui s’explique surtout, selon l’Insee, par le meilleur taux de démarrage effectif des femmes (72 %, 10 points de plus que les hommes).

L’étude relève encore une pérennité plus élevée dans les communes rurales : elle est de 43 % dans les campagnes contre 34 % dans les villes. Autres enseignements : la pérennité s’accroît  avec le montant de l’investissement initial et elle est plus élevée quand il s’agit d’une activité principale.

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

Insee Première

batiactu.com

 

Crédit photo :  Pixabay