Avisé, s'informer pour réussir

site d'informations stratégiques
du réseau des chambres de métiers et de l'artisanat d'Auvergne-Rhône-Alpes

Vous êtes ici

Les chaudières au fioul en sursis jusqu’à mi-2022

Initialement prévue au 1er janvier 2022 dans l’ancien, et dès le 1er juillet 2021 dans les bâtiments neufs, l’interdiction des chaudières au fioul a été repoussée à mi-2022 a indiqué Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique. Ce sursis a été demandé par la filière qui a réclamé plus de temps pour former ses salariés à d’autres équipements.

 

« Le projet de décret a été largement concerté avec les acteurs de la filière de chauffage », a rapporté Barbara Pompili, lors d'une audition devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Le décret, qui prévoit la possibilité de dérogations dans certains cas, doit être transmis « très prochainement » au Conseil d'Etat.

Interrogée sur France 2 la ministre a concédé « qu’il y a une volonté dans la période d’y aller tranquillement. Nous voulons faire comprendre aux gens la nécessite d’évoluer. »

 

Surtout en zone rurale

Le chauffage au fioul est encore utilisé dans 3,25 millions de logements dont 1,3 million dans des zones non raccordées au gaz de ville.

Selon le ministère, avec les coups de pouce CEE (certificats d’économie d’énergie), 242 000 chaudières ont été changées depuis janvier 2019, au rythme actuel est de 10 000 chaudières par mois.

Pour ceux qui devront changer de système de chauffage, le gouvernement compte mettre en avant un argument financier: une chaudière au fioul coûte deux à trois plus cher qu'une pompe à chaleur ou qu'un chauffage au gaz ou une chaudière à granulés. Et à surface égale, si la consommation de fioul est légèrement inférieure à celle d'électricité (15 euros le m² contre 16), elle est supérieure à celle de gaz (11 euros).

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

boursorama.com

lesechos.fr

 

Crédit photo : Pixabay