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L’état du parc de véhicules du BTP en Auvergne-Rhône-Alpes à la loupe

17/05/2021

Dirigée par la CERC ARA une étude est menée conjointement avec la FFB AURA, la Capeb AURA, la FTP AURA, l’Unicem, la DREAL et la Région Auvergne-Rhône-Alpes dans le but de mieux connaître les parcs de véhicules des entreprises et des artisans du BTP.

 

Objectifs :  évaluer leur potentiel de transition vers des véhicules moins polluants ou des modes alternatifs et identifier les freins et leviers associés. La problématique de la qualité de l’air est en effet devenue un enjeu majeur dans la région, l’une des plus concernées en France par la pollution atmosphérique.

 

De plus en plus de restrictions

Déjà en Auvergne-Rhône-Alpes, 2 ZFE (zones à faibles émissions) sont entrées en vigueur depuis le 1er janvier 2020 dans les métropoles de Lyon et Grenoble. Saint-Etienne et Clermont-Ferrand devraient suivre le mouvement. D’ici 2025, toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants auront l’obligation de mettre en place une ZFE.

Dans ce contexte de montée en puissance des restrictions sur le parc automobile, les organisations professionnelles du BTP et des industriels des carrières et matériaux de construction considèrent qu’il est essentiel d’améliorer les connaissances sur les flottes des entreprises, de recenser leurs attentes pour leur proposer un plan d’action dédié.

C’est pourquoi l’ensemble des entreprises et artisans du BTP d’Auvergne-Rhône-Alpes peuvent répondre à l’enquête ici

L’étude porte sur les véhicules particuliers (de société ou de fonction), les véhicules particuliers dérivés (véhicules particuliers transformés en véhicules utilitaires), les véhicules utilitaires légers (moins de 3,5 tonnes), les véhicules dédiés au transport de matériaux notamment les poids lourds concernés par la vignette Crit’Air (camion-benne, camion porte-engins, camion bras de grue, camion toupie à béton…etc.)

 

Publication d’une étude sur la mobilité des artisans

Connaître les habitudes des artisans en matière de mobilité, telle est l’ambition de l’étude réalisée par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat d’Auvergne-Rhône-Alpes et le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (CEREMA).

Soutenus par l’ADEME, la CMAR Auvergne-Rhône-Alpes et le Cerema ont ainsi interrogé 33 000 entreprises artisanales du bâtiment de la région AURA, du 12 au 25 mai 2020. But de cette enquête : connaître leurs comportements et leurs attentes en matière de mobilité.

Il ressort de cette étude que chaque entreprise de la région dispose d’environ 1,8 véhicule, ce qui représente un total de 92 000 véhicules pour plus de 51 000 entreprises du bâtiment. A noter que 60% des entreprises n’ont qu’un seul véhicule.

Le VUL représente 75% du parc contre 18% pour la voiture et 6% pour les camions porteurs.

Le parc atteint 8,4 ans en moyenne et ¼ du parc est âgé de plus de 12 ans. Près de 25% des entreprises interrogées ont l’intention de changer leur parc de véhicules.

Le coût de la mobilité reste difficile à chiffrer car les artisans n’intègrent pas forcément les coûts de déplacement dans le calcul du coût de revient d’un chantier. Seulement 13% répercutent le coût réel de ce poste déplacement.

 

32 000 km  parcourus par an

Un artisan parcourt en moyenne 32 000 km/ an. Les véhicules réalisant moins de 10 000 km/an appartiennent à des entreprises situées dans des grandes villes. Le rayon d’intervention s’inscrit pour 65% des entreprises entre 15 et 50 km.

L’étude indique que chaque véhicule réalise environ 3 à 4 déplacements par jour avec une moyenne de 25 km par déplacement, soit des déplacements cumulés de 75 à 100 km par jour.

Pour la moitié des entreprises sondées, les temps de trajet représentent moins d’une heure par jour. Mais ce chiffre fluctue en fonction des zones rurales ou urbaines : 15 heures par semaine sont passées dans le véhicule dans les grandes villes, soit près de la moitié du temps de travail sur une semaine de 35 heures.

Plusieurs actions peuvent être mises en place : décalage des interventions sur des horaires moins denses, travaux en atelier aux heures de pointe, organisation des chantiers pour intervenir via d’autres modes de déplacement.

En matière d’éco-mobilité, les artisans sont très intéressés par les véhicules à motorisation propre (électrique, GNV, hybride ou hydrogène) et sont même 24% à vouloir acheter ce type de véhicule. Seul 1% des entreprises ont acheté des vélos cargo ou des triporteurs électriques, des véhicules qui n’intéressent que 2% des artisans pour de futurs projets.

 

Source: Chambre de Métiers et de l'Artisanat Auvergne Rhône-Alpes

 

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

constructioncayola.com

batiactu.com

 

Crédit photo : Pixabay