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Vers des bâtiments plus éco-responsables

La future réglementation environnementale (RE 2020) prendra en compte les enseignements de la démarche bâtiment à énergie positive et réduction carbone, expérimentée sous le label E+C. Le texte est attendu pour mi-2020.

 

4 817 logements et du tertiaire

L’observatoire Objectif bâtiment énergie-carbone (Obec) met déjà à disposition les informations de 957 bâtiments regroupés au travers de 702 opérations, conçues ou livrées depuis trois ans dans le cadre de l’expérimentation E+C. Quelque 4 817 logements et 372 605 m2 de tertiaire sont concernés. Les maisons individuelles (580) et les logements collectifs (230) sont davantage représentés que les immeubles de bureaux (53) et les équipements (50) parmi lesquels des écoles primaires (15), des collèges (13) et un tribunal.

On y découvre le contenu carbone des différentes constructions c’est-à-dire les émissions de gaz à effet de serre liées à la fabrication des matériaux, à la construction, à l’exploitation et à la déconstruction des bâtiments.

 

Analyse des matériaux étonnante

L’observatoire fait apparaître une analyse des matériaux étonnante. En structure, le béton prédomine (55 %) devant la terre cuite (26 %), le bois massif et un peu de bois reconstitué très minoritaire (10,8 %). En façade,  des proportions semblables sont constatées sauf pour le bois qui recule à 2 % mais remonte à 6,2 % sous la forme de panneaux de bois. Quant à la pierre et le verre, ils font figure d’exception.

 

Lire aussi : Comprendre la RE 2020

 

Selon Julien Hans, directeur énergie  et environnement au CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment, « les matériaux biosourcés, recyclables ou issus de matières recyclées, présentent des atouts indéniables pour réaliser de bonnes performances ».

À  l’inverse, d’autres matériaux comptabilisent les mauvaises notes : il s’agit des polyuréthane, des PVC ou des aciers galvanisés, omniprésents dans les doublages qui posent question sur les possbilités de substitution.

 

Lire aussi : Les matériaux biosourcés en plein essor

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Des critiques par les professionnels

Lancé en 2016, le label E+C doit préfigurer la future réglementation RE 2020. L’expérimentation, saluée par le secteur de la construction, a permis le développement de centaines d’opérations partout en France. Mais aujourd’hui certains s’interrogent sur l’ambition initiale. Parmi les avancées, on relève la montée en compétences et la mobilisation de la profession.

Le label E+C a également concrétisé la notion de bâtiment à énergie positive avec le bilan BEPOS dans lequel étaient incluses les consommations d’électricité à usages spécifiques. Concernant le coefficient d’énergie primaire, le risque de favoriser les modes de chauffage électriques les moins performants et d’augmenter ainsi la demande en électricité est aussi pointé par certains professionnels.

Concernant les énergies renouvelables, le remplacement de l’indicateur RER (recours aux énergies renouvelables) par un RCR (recours à chaleur renouvelable) est critiqué. Enfin un calcul carbone toujours illisible pour les maîtres d’ouvrage est un autre point négatif signalé.

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

lemoniteur.fr

batiweb.com

batiactu.com

 

Crédit photo : Pixabay