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Des pénuries qui pèsent sur le marché du jouet

Le marché du jouet a retrouvé de la vigueur, enregistrant une croissance de +4% à la mi-août. Mais il se trouve sous pression, celle de la pénurie en matière d’approvisionnements et celle de la hausse des prix qui risque d’en découler au dernier trimestre de l’année en cours. Néanmoins, les distributeurs se préparent en anticipant les commandes pour limiter les ruptures de stocks d’ici à Noël.

 

Nette croissance des ventes

The NPD Group vient de dévoiler les derniers chiffres du secteur du jouet qui révèlent une croissance de 4% depuis le début de l’année. Et cela en dépit des fermetures de magasin successives et des restrictions entraînées par la crise sanitaire. En cette rentrée des classes, certaines tendances se dégagent déjà.

« Nos études montrent une croissance des ventes même par rapport à une année « normale » puisque si nous comparons le chiffre d’affaires actuel à 2019, nous observons une augmentation de 4,8% » explique Frédérique Tutt, Global Industry Expert Jouet chez NPD Group.

 

Moins de jouets mais plus chers

Le nombre de boîtes de jeux et jouets vendus a progressé de 6% par rapport à l’année dernière mais demeure inférieur à 2019 (-1%). Ainsi, les Français ont acheté moins de jouets par rapport à une année « normale » mais ont opté pour des produits plus chers.

Certains jeux et jouets ont plus de succès : les cartes stratégiques (+ 114% par rapport à 2019), les poupées mannequins (+42%), les puzzles (+38%), les jeux de société (+23%), les figurines d’action à collectionner (+16%) et les jouets éducatifs et d’exploration (+14%). Ces bons résultats sont le reflet à la fois de phénomènes de mode, des achats passe-temps pour enfants et adultes et enfin de l’influence accrue des parents dans les choix.

 

Fidélité des Français envers les magasins physiques et les spécialistes

Les Français sont restés fidèles aux magasins physiques et aux spécialistes du jouet dont les ventes sont en progression de 10% par rapport à 2020 même si elles ont baissé de 8% en comparaison avec 2019 (année sans fermeture).

Par ailleurs, les ventes sur internet, tous circuits confondus – magasins spécialisés, hypermarchés, distributeurs exclusifs en ligne- ont nettement gagné du terrain à 23% en 2021 comparé à 2020 et + 58% comparé à 2019.

« Au-delà de la résilience du secteur déjà observée au plus fort de la crise, c’est la fidélité des consommateurs de jouets et leur retour dans les magasins physiques et chez les spécialistes aui aura permis de retrouver le chemin de la croissance » poursuit Frédérique Tutt.

D’après l’étude récente de NPD Group intitulée « L’avenir du jouet », une majorité de consommateurs français admet vouloir acheter plus en magasin pendant les 12 mois à venir que lors des 12 derniers mois. Ils sont 71% à déclarer également que les magasins de jouets restent leur circuit de prédilection pour leurs achats.

 

Ombres au tableau

Néanmoins, en dépit de ces bons résultats, quelques ombres apparaissent dans ce tableau plutôt positif et en particulier, comme pour tous les secteurs de grande consommation, les problèmes d’approvisionnements et de hausse de prix qui en découleront d’ici à la fin de l’année.

De fait, les distributeurs essaient d’y remédier en anticipant leurs commandes. Cependant, ils tablent sur des ruptures de stocks avant Noël sur les nouveautés et les produits phares. Tous encouragent donc les familles à faire leurs achats au plus vite.

Pour rappel, la France est le cinquième plus gros marché au monde, le deuxième en Europe . Cela représente un chiffre d’affaires annuel de 3,6 milliards d’euros en 2020 pour quelque 212 millions de jouets vendus.

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

NPD Group

bfmtv.com

lci.fr

lsa-conso.fr

 

Crédit photo : Pixabay