Avisé, s'informer pour réussir

site d'informations stratégiques
du réseau des chambres de métiers et de l'artisanat d'Auvergne-Rhône-Alpes

Vous êtes ici

Impression 3D : un marché mondial en plein essor

27/02/2019
Mots-clés: 

Le cabinet américain International Data Corporation (IDC) prévoit dans un rapport en date de janvier 13,9 milliards de dollars de dépenses en impression 3D en 2019, soit une progression de 21 % par rapport à 2018. IDC prend en compte l’achat de machines, et de matériaux, qui constitue les deux tiers des dépenses, mais aussi celui de logiciels et de services.

 

Croissance portée par l’industrie

La croissance est avant tout portée par les industriels, dont les dépenses représenteront  95 % du marché. Ils seront à l’origine de plus de la moitié des dépenses durant la période 2018-2022. D’ici à 2022, IDC prévoit un taux de croissance annuel moyen de 19 %. La fabrication de pièces et de prototypes  pour l’industrie reste l’application la plus répandue pour la fabrication additive. Mais c’est la bio-impression de tissus, d’organes et d’os qui devrait connaître la plus forte progression, avec un taux annuel moyen de 49,9 % jusqu’en 2022.

D’ici 2021, les développements combinés de l’impression 3D, de l’intelligence artificielle (IA) et de la robotique, inciteront 40 % des industries de fabrications à automatiser quasi entièrement leurs chaînes de production pour en optimiser les rendements. Environ 40 % des 2000 premières manufactures à travers le monde utiliseront en effet la technologie d’impression 3D combinée à des machines-outils intelligentes, ce qui permettra de réduire de 25 %  le gaspillage des matières premières.

 

Des applications infinies

L’impression 3D combinée à l’IA offre par ailleurs des possibilités d’applications infinies à l’industrie militaire. D’où l’apparition de nouveaux produits à base de matériaux innovants d’ici 2022. En 2020, déjà 50 % de la construction aéronautique se fera via la fabrication additive. En 2021, 30 % des fabricants de produits électroniques feront appel à cette technologie pour la fabrication de circuits imprimés et autres composants électroniques. Ceci pour répondre à la demande toujours plus exigeante de  l’électronique flexible et extensible, dans ses différents champs d’application que sont l’électromécanique, la robotique, la domotique, l’informatique…

En 2022, 20 % des fabricants d’imprimantes 3D proposeront l’impression « as a service » et la mutualisation du matériel permettra d’étendre la diffusion de la technologie et donc de réaliser des économies d’échelle.

En 2023, 50 % du secteur industriel et professionnel utilisera l’impression 3D et l’intelligence artificielle. Et en 2024, la blockchain protègera 35 % de fichiers d’impression 3D. Déjà, les solutions de mutualisation des ressources cloud-computing permettent aux entreprises de réduire leurs coûts d’exploitation et donc d’optimiser leurs profits. C’est dans ce contexte  que se développent les technologies issues de l’impression 3D.

L’Europe de l’Ouest devrait être le second grand consommateur d’impression 3D (3,6 milliards de dollars), derrière les États-Unis (presque 5 milliards de dollars) mais devant la Chine (2 milliards de dollars). Le taux de croissance moyen de ces dépenses en impression 3D sera de 21,6 % pendant cinq ans, selon IDC.

 

Lire aussi : L’impression 3D métallique à l’aube d’une révolution

 

Une chance pour l’artisanat

L’impression 3D a acquis ses lettres de noblesse et fait désormais figure de technologie clé pour les artisans.  Elle permet de fabriquer un objet à partir d’un fichier numérique selon le procédé de fabrication additive. A partir d’un modèle numérique segmenté en coupes, l’imprimante 3D réalise une pièce réelle par dépôts successifs de milliers de fines couches de matière solidifiée, au fur et à mesure par une source d’énergie.

La matière de base peut se présenter sous forme liquide, filaire ou poudreuse. L’impression est réalisable en plastique, métal, céramique, béton et même en sucre. Peu à peu, outre les géants de l’aéronautique de l’automobile, de la santé ou de l’énergie, l’impression 3D fait son entrée dans le quotidien des PME et des artisans : joaillers, orfèvres, horlogers, imprimeurs, fabricants de jouets, céramistes, prothésistes dentaires…, ils sont de plus en nombreux à miser aujourd’hui sur ce type d’équipement.

 

Pourquoi se positionner ?

L’impression 3D offre des opportunités au secteur de l’artisanat de proximité de fabriquer des pièces uniques ou des séries limitées à un coût raisonnable. Arrivée à maturité, la technologie permet d’acquérir des imprimantes 3D aux performances accrues en termes de productivité, de qualité, de résistance des pièces, de compatibilité avec de nouveaux matériaux et tout cela à des prix plus abordables.

En outre, la fabrication additive devrait relancer les métiers de la réparation et de la fabrication de pièces détachées. On peut envisager le développement de services d’impression 3D dans les commerces de proximité ou des points relais colis.

Parmi ses nombreuses qualités - prototypes à moindre coût, réactivité, personnalisation et interaction avec le client-, l’impression 3D en ajoute une : elle n’utilise la matière qu’aux endroits nécessaires et ne génère pas de déchets de fabrication.

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

bpifrance.fr

developpez.com

entreprise.mma.fr

 

Crédit photo : Pixabay