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Le secteur du jouet reprend des couleurs après le confinement

Spécialisé dans les études de marché pour l’industrie du jouet, The NPD Group, en lien avec la Fédération française des industries jouet-puériculture (FJP), se félicitent de la reprise des ventes depuis la réouverture des magasins physiques à compter du 11 mai. Le marché français a rattrapé 44% de ses pertes en seulement trois semaines.

 

Les Français se sont mobilisés depuis le début du déconfinement pour offrir des jeux et jouets. Les ventes ont progressé de plus de 42% pendant les trois premières semaines avec un prix moyen en hausse de 19% par rapport à 2019.

 

Sous le signe du rattrapage

La reprise des ventes a permis de récupérer 44% des ventes non réalisées pendant le confinement, indique The NPD Group. « Les ventes depuis le 11 mai sont placées sous le signe du rattrapage. D’après notre étude réalisée mi-mai, plus d’un Français sur deux avait l’intention d’acheter un jouet à la sortie du confinement. Les Français ont envie de faire plaisir à leurs enfants et petits-enfants et de se faire plaisir » souligne Frédérique Tutt, experte du marché des jouets pour le groupe NPD. « Ils rattrapent les anniversaires manqués pendant le confinement ».

De son côté, l’industrie du jouet entend « surfer sur cette vague pendant l’été ». Elle mise sur le fait que les déplacements et loisirs des familles resteront limités à cause des risques liés à l’épidémie de COVID-19.

Mais le moment clé demeure la rentrée de septembre, qui correspond aux lancements des produits et aux phénomènes de cour de récré. Noël représente la moitié des ventes annuelles contre seulement 20% pour les 20 premières semaines de l’année.

 

Un secteur qui résiste

« Année après année, de la crise financière de 2008 aux Gilets jaunes ou divers mouvements sociaux, le marché du jouet a prouvé depuis longtemps sa résistance aux phénomènes macro-économiques. Le jouet est une valeur sûre, contrairement à de nombreux marchés de loisirs » souligne Bruce Aiglehoux, directeur général de la FJP. « Bon an, mal an, les ventes fluctuent généralement entre -3% et +3%. Nous avons la chance d’avoir un public fidèle et très impliqué. Malgré les difficultés rencontrées et la crise économique qui se présage, nous sommes confiants pour l’avenir de la catégorie. Avec une gamme de prix très étendue, le jouet reste un achat accessible qui s’adapte à toutes les bourses ».

Selon Frédérique Tutt, le consommateur d’aujourd’hui favorise l’omnicanal : il aime aller en boutique mais souhaite avoir accès au produit en ligne facilement. Les ventes en ligne qui représentaient 28% des achats en 2019 devraient franchir la barre des 30% cette année. A l’occasion du confinement, les enseignes spécialisées ont davantage développé leur activité de click and collect pour les clients qui ne veulent pas payer la livraison.

 

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L’équipe Avisé

 

Source : lsa-conso.fr

 

Crédit photo : Pixabay