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Les acteurs de la filière plastique prêts à relever le défi de la transition écologique

Alors que l'État dévoilait en 2018 sa feuille de route pour une économie 100 % circulaire, les entreprises se trouvent impactées par 38 des 50 mesures présentées. Aujourd'hui, les acteurs de la filière plastique montrent leur engagement dans cette transition écologique.

 

Un plan d’actions ambitieux

Durable et léger, le plastique est l’un des matériaux les mieux adaptés au réemploi. Mais durable et léger, il devient aussi la source d’une pollution persistante et mobile, disséminée dans la nature.

Les industriels de la plasturgie ont donc décidé dans un manifeste de s’engager en 5 points :

  1. Promouvoir une consigne acceptée partout et par tous
  2. Contribuer à l’objectif de 100 % de plastique recyclé en 2025
  3. Soutenir une dynamique de l’innovation et de la transformation industrielle
  4. Lutter efficacement contre les rejets de micro-plastiques dans les milieux marins
  5. Inscrire l’économie circulaire au cœur de chaque formation

Lire aussi : Économie circulaire : l'objectif de 100 % des plastiques recyclés en 2025 est-il réaliste ?

 

Un secteur engagé

Pour sa part, l’association professionnelle Elipso qui regroupe les fabricants d’emballages,  a publié une nouvelle étude consacrée à l’engagement du secteur de l’emballage plastique en matière de transition écologique. L’enquête confirme une utilisation croissante de plastique recyclé et de matières biosourcées.

En 2019, trois sources de matières premières sont utilisées pour fabriquées les 2,2 millions de tonnes d’emballages plastiques (1,1 million dans l’emballage ménager et 1,1 million dans l’emballage industriel et commercial) mises sur le marché chaque année :

  • 82 % des matières premières sont vierges (contre 86 % en 2018)
  • 14,5 % sont d’origine recyclée (contre 12 % l’année précédente, en hausse de 20%) soit 320 000 tonnes de plastiques recyclés
  • 3,5 % sont d’origine biosourcée (contre 2 % l’année précédente) soit 79 000 tonnes de plastique biosourcé

Grâce aux engagements volontaires d’incorporation en France et au niveau européen, l’objectif de 440 000 tonnes de matières plastiques recyclées incorporées dans les emballages en 2025 est réaliste. Ce sont les films PEBD qui incorporent le plus de matière plastique recyclée et les emballages en PET (bouteilles ou barquettes).

 

Des freins réglementaires et normatifs

La demande d’incorporation de matières recyclées est forte mais la possibilité d’utiliser les plastiques recyclés se heure à certains freins réglementaires ou normatifs, dont la levée est nécessaire. Les fabricants d’emballages appellent le législateur à une plus grande cohérence dans le cadre de la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire.

L’accroissement des capacités de collecte sur l’ensemble du territoire est seul à même de répondre à la demande d’incorporation accrue de matière recyclée pour l’ensemble des emballages plastiques.

Quatre actions sont à mettre en oeuvre simultanément :

  1. harmoniser le schéma de tri au niveau national pour accélérer l’extension des consignes de tri avant le 31 décembre 2022
  2. déployer une consigne bouteille plastique en vue de leur recyclage.
  3. mettre en place une collecte séparée des biodéchets et d’un compostage industriel
  4. concernant les emballages industriels et commerciaux, il s’agit de maintenir les dispositifs volontaires de collecte déjà en place comme prévue par la loi issue du Sénat.

Lire aussi : Consigne des emballages en verre : un appel à manifestations pour développer des dispositifs performants de réemploi

 

La vaisselle jetable bientôt interdite

Les Français devront bientôt se passer de vaisselle jetable, trop polluante. À compter du 1er janvier 2020, les gobelets, verres et assiettes jetables ou encore les touillettes et pailles en plastique seront interdits dans la restauration, la vente à emporter, les cantines et les commerces alimentaires (selon la loi sur la transition énergétique et la croissance verte du 17 août 2015, et la loi du 30 octobre 2018 dite "loi Egalim" ).

En revanche, la vaisselle jetable « compostable en compostage domestique » sera autorisée. Elle devra être issue de matières biosourcées telles que le bambou, la fibre de maïs ou les algues. Les gobelets et autres assiettes devront être fabriqués à 50 % au moins avec de matières biosourcées en 2020, puis à 60 % en 2025.

D’ici 2021, l’utilisation de contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en polystyrène expansé, utilisés par exemple comme boîtes d’emballage, sera également bannie. Et cela en vertu de la directive européenne du 5 juin 2019 : les membres de l’Union européenne ont deux ans au maximum pour la transposer et mettre en œuvre ces interdictions.

Celles-ci interviennent après la disparition du paysage, en 2017, des sacs de caisse de moins de 50 microns à usage unique, qui mettent plusieurs centaines d’années à se dégrader et sont ingérés par les animaux marins et les oiseaux.

Lire aussi : Loi alimentation : des mesures-clés adoptées

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

allize-plasturgie.org

agro-media.fr

economie.gouv.fr

actu-environnement.com

 

Crédit photo : Pixabay