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Textile : une production mondialisée sauf pour le luxe et les textiles techniques

18/02/2019
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Dans une étude intitulée «  L’industrie textile en France : une production mondialisée sauf pour les produits de luxe et les textiles techniques », Insee Première passe au crible un secteur qui ne représente aujourd’hui que 2 % de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière et emploie 103 000 salariés (chiffres 2015). En vingt ans, il a perdu les deux tiers de ses effectifs et plus de la moitié de sa production.

Désormais, la France importe massivement des produits textiles, surtout des vêtements et des chaussures dont la moitié provient d’Asie et un tiers d’Europe.

 

Un repli marqué

Entre 1996 et 2015, le secteur a perdu 51 % de sa production, 40 %  de sa valeur ajoutée et 66 % de ses effectifs salariés. Si ce repli est plus marqué en France, il n’est pas unique en Europe : l’Allemagne a perdu 25 % de valeur ajoutée, l’Espagne 14 % et l’Italie 8 %.

Au cours de la période, les importations françaises ont été multipliées par deux tandis que les exportations n’ont progressé que de 62 %.

En 2015, la valeur de la production textile française représente 16,4 milliards d’euros et se partage dans cinq catégories de produits : les vêtements (19 %), la maroquinerie (18 %), les articles textiles confectionnés à l’exclusion des vêtements (10 %), les textiles techniques et industriels (9 %) et les tissus (8 %).

« Les articles traditionnels, emblématiques d’un savoir-faire haut de gamme côtoient des produits industriels de haute technologie tels que les textiles techniques et industriels utilisés notamment comme textiles renforcés et ultrarésistants dans l’aéronautique et l’automobile » relève l’Insee.

 

Importations en forte hausse

La France a importé en 2015 pour 36,5 milliards d’euros de produits textiles dont plus de la moitié d’Asie, pour l’essentiel de Chine. Un tiers des importations vient toujours de l’Union européenne, l’Italie à elle seule pesant pour 38 % des importations textiles (chaussures, maroquinerie et vêtements de dessus).

A l’inverse, la France  a exporté pour 22 milliards d’euros de produits textiles, principalement de la maroquinerie et des articles de voyage, et pour l’essentiel vers des pays de l’UE, l’Asie (Hong Kong et Japon) et l’Amérique du Nord.

 

Une sous-traitance généralisée

Le recours à la sous-traitance est important, souligne l’Insee, y compris au-delà des frontières. En moyenne, en 2015, 40 % de la production textile française a été réalisée par des sous-traitants. Sauf dans la fabrication textile, dont l’activité reste centrée sur la production en propre des produits les plus techniques. Cette forte technicité concerne les textiles techniques et industriels et les textiles confectionnés (particulièrement les stores extérieurs et les bâches de protection haut de gamme).

A l’inverse, dans le cuir et la maroquinerie, 42 % de la  production est sous-traitée, majoritairement en France. Les sacs à main sont pour moitié fabriqués en sous-traitance et les chaussures pour 30 %.

La structure du secteur textile français se caractérise par une forte atomisation. Il est dominé par des entreprises employant entre 10 et 250 salariés, qui emploient plus de 60 % des effectifs salariés de cette industrie et concentrent 50 % de la valeur ajoutée.

 

L’équipe Avisé

 

Source : insee.fr

 

Crédit photo : Pixabay