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Emploi : un contrat d’engagement pour les jeunes

17/12/2021

Le contrat d’engagement jeune, qui vient de voir le jour, devrait concerner quelque 400 000 jeunes dès 2022. Il prévoit un programme intensif d’accompagnement de 15 à 20 heures par semaine, avec une mise en activité systématique et régulière du jeune du premier au dernier jour pendant une période pouvant aller jusqu’à 12 mois (et même 18 mois sous conditions). Les entreprises seront mobilisées.

 

Comme un guichet unique

Le contrat d’engagement jeune (CEJ) destiné aux jeunes de moins de 26 ans sans emploi, ni en étude, ni en formation s’inspire largement de la garantie jeune lancée en 2015. Il va venir chapeauter et harmoniser une myriade de dispositifs déjà existants dans une volonté de simplicité et de lisibilité, selon Jean Castex.

« Il les remplace, les intègre, les harmonise, les décloisonne » a expliqué le Premier ministre en présentant le dispositif lors d’un déplacement en Val-de-Marne.

Il sera une sorte de guichet unique qui s’appuiera sur un accompagnement très intensif et individualisé. Il pourra être proposé par les agences Pôle Emploi (900) et les missions locales (1400) disséminées sur tout le territoire et par d’autres organismes publics et privés tels que les Epide (établissement pour l’insertion dans l’emploi) ou les écoles de la deuxième chance.

 

Un accompagnement intensif sur 12 mois

Concrètement, il proposera une allocation allant jusqu’à 500 euros par mois en échange de 15 à 20 heures par semaine de formation ou d’accompagnement pour une durée maximale de 12 mois, qui pourra être prolongée jusqu’à 18 mois pour les plus exclus. Le CEJ entrera en vigueur le 1er mars 2022 et prendra en charge 400 000 jeunes l’année prochaine soit le double de l’objectif visé fin 2021 par la garantie jeune, qui disparaîtra.

Quelque 2,6 milliards d’euros vont ainsi être mobilisés dès 2022, dont 2 milliards déjà prévus dans le cadre du plan « 1 jeune 1 solution » l’an prochain. S’ajouteront 550 millions inscrits dans le projet de loi de finances.

La difficulté sera d’identifier les jeunes concernés : ils sont près de 1,5 million de jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en étude, ni en formation (NEET). Entre 2019 et 2020, quelque 34 000 jeunes ont pu être repérés par les pouvoirs publics. D’ici à 2022, l’exécutif entend atteindre 100 000 jeunes repérés par année.

Avec le CEJ, Jean Castex espère « faire plus et mieux » que la garantie jeunes. Selon lui, « «35% des jeunes suivis en mission locale restent encore sans solution au bout de six mois.

Le contrat d’engagement jeune prévoit un programme intensif de 15 à 20 heures par semaine minimum avec une mise en activité systématique et régulière du jeune du premier au dernier jour pendant une période de 12 mois et jusqu’à 18 mois sous conditions. Un référent unique rencontrera le jeune au moins une fois par quinzaine et si possible par semaine.

 

Etudier toutes les solutions vers l’emploi

Prenant le modèle des Epide, le gouvernement souhaite que le jeune s’engage à mobiliser toutes les solutions rapprochant de l’emploi : prépa apprentissage/compétence, formation qualifiante, service civique, emplois aidés, immersions, contrats d’alternance.

Mais le défaut d’assiduité ou le refus injustifié de prendre un emploi entraîneront la rupture du contrat et donc du versement de l’allocation. Elle atteindra jusqu’à 500 euros par mois pour les jeunes détachés fiscalement ou rattachés à un foyer non imposable et 300 euros pour les jeunes rattachés à un foyer imposable de tranche 1. Elle pourra être réduite voire nulle en cas d’autres sources de revenus (allocation chômage, stagiaire de la formation professionnelle) le cumul maximal atteindra 500 euros.

Un effort particulier va être fait vers les associations pour aller chercher les décrocheurs et les aider à résoudre les questions de logement, de mobilité ou de santé. 

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

lesechos.fr

gouvernement.fr

leparisien.fr

 

Crédit photo : Pixabay