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Impact des fêtes sur notre économie

27/11/2015
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En France, les fêtes, qu’elles soient religieuses ou civiles, rythment le calendrier et les moments de pause que s’octroient les Français. Force est de constater que certaines d’entre elles ont une influence indéniable sur notre économie et notre façon de consommer.

Noël, Pâques, la Toussaint, la fête des mères, des pères, des grands-mères, la Saint Valentin, la fête de la Gastronomie, Halloween, la liste est loin d’être exhaustive… sont autant d’occasion qui boostent nos envies de faire plaisir, de se faire plaisir et par la même d’acheter. Derrières ces bonnes intentions, les tentations sont fortes pour dépenser davantage tant dans le futile que l’indispensable. Sous l’influence de nos coups de cœur et des publicités attractives, bien ciblées, nous sommes sensibilisés tout au long de l’année. Au moment des fêtes nous voilà fin prêts pour craquer !

L’artisanat, le commerce, le tourisme, l’agriculture, l’agroalimentaire, l’alimentaire, la viticulture, l’hôtellerie-restauration l’ont bien compris. Ce sont autant de secteurs dont l’activité est fortement impactée par tous ces moments festifs. La star des fêtes, entre toutes, est assurément Noël !

Noël véhicule dans l’inconscient collectif le rêve, la magie, les moments de retrouvailles familiales, amicales, ce qui déclenche une propension à la dépense, en nette hausse par rapport au reste de l’année. Les professionnels le savent d’autant plus que, pour beaucoup d’entre eux, cette période est déterminante pour augmenter leur chiffre d’affaires, pour assoir leur rentabilité économique et terminer leur année « en beauté » !

Zoom sur une année de fêtes

S’agissant de Pâques, le chocolat est à l’honneur tout comme pour Noël. Nous en parlerons plus loin.

La Fête des mères, généralement datée fin mai/début juin, est le moment idéal pour la fleuristerie. C’est à l’occasion de cette fête que 10 % des Français  achètent le plus de fleurs auprès des 15 000 fleuristes et autres sites spécialisés que compte l’hexagone.

Pour un détaillant c’est 46 % de son chiffre d’affaire de mai.

Pour un site spécialisé, son chiffre d’affaire peut atteindre jusqu’à 10 % de son chiffres d’affaire annuel, soit  3,5 millions euros.

  • Quand vient l’été, le 14 juillet et le 15 août, respectivement fête civile et fête religieuse, sont deux moments où le tourisme bat son plein.

Le 3e trimestre de l’année est fortement impacté par cette période qui marque la période des vacances d’été. L’économie touristique est alors très dépendante de la météo du moment et du pouvoir d’achat des ménages.

Selon l’INSEE, la fréquentation touristique du 3e trimestre 2015 a progressé de 3 % par rapport à la même période de l’année dernière, et ce pour l’ensemble des hébergements collectifs (campings, hôtels, résidences de tourismes).

  • A l’automne, l’autre temps fort des fleuristes arrive pour la fête de la Toussaint avec la forte demande d’achat de chrysanthèmes qui pèsent jusqu’à 20 % du chiffre d’affaire annuel des fleuristes.

 

  • Dès l’entrée de l’hiver, Noël se profile à l’horizon. Que serait Noël sans les jouets destinés à nos chères têtes blondes.

Ils représentent, chez les fabricants français, 60 % du chiffre d’affaires de l’année, réalisé sur le dernier trimestre, et 30 % sur le seul mois de décembre. C’est dire combien la période est cruciale.

En cette fin année, l’accent est mis sur le « Made in France ».

Les fabricants espèrent passer de 7 % à 10 % la part de jouets fabriqués en France qui seront achetés à Noël.

Cette action est portée depuis octobre 2015 par l’Association des créateurs-fabricants de jouets français (ACFJF) dont le président, monsieur Serge Jacquemier, est directeur général de l’entreprise Vulli, fabricant de jouets français, implantée à Rumilly (74).

Pour les adultes, les fêtes de fin d’année sont synonymes de convivialité autour d’une bonne table. Une large part de la consommation est consacrée aux plaisirs de la bonne chère.

Dans l’alimentaire, le foie gras est le produit phare que 45.5 % des ménages français ont mis sur la table en 2014. Pour les fabricants, c’est 80 % de leur chiffre d’affaires qui se réalise de novembre à la fin de l’année !

Les traiteurs se mobilisent en proposant des étalages bien garnis et appétissants. Et pour cause, 20 à 25 % de leur chiffre d’affaires se concrétise entre Noël et le réveillon de la Saint Sylvestre.

Quant aux artisans boulangers-pâtissiers, ils réalisent jusqu’à 40 % de leur chiffre d’affaires en hivers grâce à la fameuse bûche de Noël, suivie de près par la Galette des rois qui sera dégustée à la fête de l’Epiphanie. Les 32 000 boulangers de France réalisent alors, de Noël à début janvier, prêt de 20 millions de galettes soit l’équivalent de 10 % de leur chiffre d’affaire annuel.

Quant au chocolat on le retrouve aussi bien à Noël qu’à Pâques. Il est le produit plaisir dont les consommateurs raffolent tout au long de l’année.

A Noël il est gourmandise alors qu’à Pâques, il est à la fois un jeu et un art. En effet, d’une part, les artisans chocolatiers s’appliquent à créer des formes artistiques en chocolat qui seront finalement consommées, d’autre part, c’est un moment ludique où petits et grands s’amusent à retrouver les œufs de Pâques en extérieur ou dans tout autre espace de jeu.

Selon le syndicat du chocolat, à Noël, il représente 9 % des ventes annuelles. A Pâques c’est 4 % des ventes annuelles. Quant aux maîtres chocolatiers, 50 % de leur chiffre d’affaires est réalisé à Noël !

Concernant les poissons, les poissonneries ont leurs moments clefs à Pâques, à Noël et pendant la saison estivale selon qu’elles sont implantées sur le littoral ou en territoire rural.

 

Une autre façon d’acheter

Il est un commerce moins visible qui prend de plus en plus de part de marché au moment de ces fêtes : le e-commerce.

Ce mode d’achat, encore récent, prend de plus en plus d’importance et connaît un développement qui ne se dément pas.

Il représentait en 2014, 11.1 milliards d’euros d’achats effectués en ligne à Noël, soit +10 % par rapport à 2013. Selon la Fédération E-commerce et Vente à Distance (FEVAD),  les ventes sur les 160 000 sites de vente en lignes, ont progressé de 11 % en 2014.

Au  3e trimestre 2015, celles-ci atteignent + 16 %, soit un chiffre d’affaires de 15.5 milliards d’euros parmi 178 000 sites marchands.

Noël 2015 devrait avoisiner 13 milliards de chiffre d’affaires soit + 13 % par rapport à 2014 (6.3 milliards en 2010).

A n’en pas douter, Noël est une fête incontournable dans notre économie, et bon nombre de secteurs d’activités, notamment de l’artisanat, se doivent d’être en ordre de marche pour tirer le meilleur profit de cette période.

En ces temps troublés, gageons que producteurs et consommateurs, professionnels et clients, répondrons favorablement à cette frénésie, pour passer, les uns et les autres, de bonnes et belles fêtes de fin d’année !

L'équipe Avisé

Sources : Le Figaro.fr, 30/05/15,

bfmtv.com, 05/04/15,

INSEE, 25/11/15,

Challenge.fr, 22/09/15,

pepitesludiques.com, 28/08/15,

Le Progres.fr, 25/10/15,

Association des Créateurs-Fabricants de Jouets français (ACFJF),

Agromedia.fr, 20/01/15,

Le syndicat du chocolat, 10/15,

FranceAgriMer, 12/2011,

Fédération E-commerce et Vente à Distance (FEVAD)

 

Crédit visuel : Pixabay

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