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La crise sanitaire a impacté la digitalisation des Français

12/02/2021

Nombreux sont les Français à avoir, l’occasion des fêtes de fin d’année, réaliser leurs achats festifs sur des sites e-commerce. L’intégration du digital s’est accélérée depuis le premier confinement. Le drive et les services « Stay at home » sont désormais bien ancrés dans leur quotidien.

 

Essor depuis le 1er confinement

Une enquête, réalisée auprès de 5000 personnes en janvier et de 1000 en septembre, réalisée par l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance, révèle « comment la crise a impacté la digitalisation des consommateurs français et leur vision de l’avenir ».

Depuis le 1er confinement, au printemps 2020, l’intégration du digital dans la vie des Français s’est en effet nettement accélérée, avec un usage tous azimuts du numérique : e-commerce, réseaux sociaux, SVOD (videos à la demande), gaming, télétravail, télémédecine…

« L’essor des usages digitaux a bénéficié à un grand nombre de primo accédants sur les premiers mois du confinement, notamment les seniors qui potentiellement n’auraient jamais eu recours à la télémédecine ou au drive s’ils n’y avaient pas été contraints. Pour autant l’agilité digitale appartient toujours aux mêmes catégories, les plus jeunes et les plus aisés » explique Caroline Veyret Prudhon, responsable des études consommateurs chez l’Echangeur BNP Paribas Personal Finance.

 

Le drive et la livraison alimentaire s'accroît chez les plus de 60 ans

La crise sanitaire a changé durablement les pratiques des Français en matière d’achats alimentaires. Ils sont 41% à s’être approvisionnés auprès des producteurs locaux au cours des 12 derniers mois (+ 5 points par rapport à janvier 2020) et 21% à vouloir acheter davantage sur les marchés ou en direct. En outre, ils sont 15% à souhaiter se rendre plus souvent dans les magasins bio. A l’inverse, respectivement 26% et 24% des consommateurs prévoient de réduire leur fréquentation dans les hypermarchés et les supermarchés.

Il ressort de l’étude que 43% des Français ont eu recours au drive (34%) ou à de la livraison alimentaire à domicile (16%) sur l’année écoulée, soit une progression de 16 points par rapport au sondage réalisé en janvier 2020. Ces services ont donc vocation à perdurer dans les pratiques des Français : ils sont 45% à avoir l’intention de les utiliser plus souvent.

Parmi les nouveaux venus, ce sont les seniors qui ont connu la progression d’utilisation la plus large : la part des plus de 60 ans a plus que doublé entre janvier et septembre 2020 : 37% ont eu recours à ces services au cours des 12 derniers mois (contre 15% en janvier 2020).

 

2020 une année historique pour l’e-commerce alimentaire

Un quart des Français ont réalisé leurs courses alimentaires sur internet pour la première fois en 2020. Depuis le premier confinement, les ventes en ligne - drive et livraison à domicile- de produits de grande consommation s’envole.

« Avant le Covid-19, le taux de croissance s’élevait entre 1 et 1,5% pour les grandes surfaces alimentaires » explique Emily Mayer, directrice Business Insights au sein de l’Institut Iri. « Nous avons atteint une croissance de 7% sur les neufs premiers mois de 2020. L’ensemble des circuits de distribution se portent plutôt bien mais l’e-commerce GSA (Grande surface alimentaire), porté majoritairement par le drive, est en hausse de 42%. Il tirait déjà la croissance en 2019 ».

C’est celui qui a gagné le plus de parts de marché. La seconde vague de la pandémie, qui s’est traduite par un reconfinement, a continué de nourrir la croissance des ventes en ligne. « La part de marché de l’e-commerce généraliste devrait se situer entre 8 et 8,5% en 2020 » indique Daniel Ducrocq, directeur du service distribution chez Nielsen.

 

Nouveaux clients

Le confinement a déclenché de nouveaux comportements chez les consommateurs. Les barrières psychologiques sur les produits frais ont été levées. Avec le premier confinement, les clients ont compris qu’ils pouvaient acheter en ligne de la boucherie, des fruits et légumes, de la poissonnerie.

Une nouvelle clientèle est aussi apparue : l’e-commerce alimentaire a séduit une clientèle de seniors, notamment des retraités, ce qui va au-delà de la clientèle initiale, les familles avec jeunes enfants. En mars 2020, lors de la première semaine de confinement, 1,2 million de foyers supplémentaires ont fait leurs achats alimentaires en ligne dont près de 500 000 retraités. Des foyers plus petits et de 50 ans et plus sont venus acheter sur le web pour se prémunir du Covid-19.

L’e-commerce alimentaire représente aujourd’hui 8,5% de part de marché dans le marché alimentaire global en 2020, selon Nielsen. Il représentait 9 milliards d’euros en 2019, selon l’Institut Iri. En 2020, il a gagné deux points de part de marché par rapport à 2019, en se situant autour de 8%.

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

atlantico.fr

ecommercemag.fr

 

Crédit photo : Pixabay