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La Région Auvergne-Rhône-Alpes annonce un plan de relance économique à 1 milliard d’euros

Le plan régional de relance économique a été présenté le 4 juin par Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. D'un milliard d'euros, ce plan a pour ambition de générer un effet levier évalué entre 3 et 4 milliards d’euros dans les deux ans pour soutenir l’économie régionale. Il s’accompagne de la transformation des entreprises et permettra de sécuriser et/ou créer 50 000 à 100 000 emplois dans la région.

 

« Ce plan c’est une mobilisation générale que nous avons construite avec l’ensemble des collectivités, des chambres consulaires, des réseaux d’entreprises C’est ce qui doit nous permettre d’être encore plus une région sur laquelle il faut compter en Europe » , a déclaré Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

 

La relance des commandes publiques

Cela passe par un plan d’investissement immédiat pour s’assurer que les chantiers du BTP ne ralentissent pas, ou qu’il y ait un brutal atterrissage en septembre/octobre. Le but est de relancer au plus vite les chantiers sur des projets mûrs à travers les Contrats Plan Etat-Région dès le mois de juin. Le budget s’élève à 100 millions d’euros.

La Région met également en place un «Bonus Relance», pour un budget global de 250 millions d’euros, afin de stimuler la commande publique locale notamment pour le secteur du BTP pour des projets menés avant la fin de l’année 2020.

Enfin, la Région, en partenariat avec les collectivités locales, va injecter 220 millions d’euros pour aider les communes à lancer des projets pour l’année 2021.

 

La préférence régionale

 « L’idée est d’avoir ou de retrouver ce réflexe de dépenser d’abord pour nos entreprises et nos commerces », a ajouté Laurent Wauquiez. La Région prévoit donc 80 millions d’euros d’aides pour l’économie de proximité, les commerçants, artisans, l’hôtellerie-restauration.

Par ailleurs, dans tous les marchés publics pour lesquels les collectivités sont aidées par la Région, celles-ci doivent s’engager sur la clause du mieux-disant permettant ainsi de favoriser les commandes auprès des entreprises régionales.

En outre, il s’agit de créer une marketplace sous l’égide de l’agence Auvergne-Rhône-Alpes. Son action : mettre en relation les sous-traitants de la région avec les donneurs d’ordre, pour faire travailler ensemble industries et PME.

Enfin, la Région va investir 10 millions d’euros pour favoriser le développement du tourisme régional..

 

Ramener l’emploi en Auvergne-Rhône-Alpes

La Région souhaite devenir la première région d’Europe pour la production de matériels de protection. Tout d’abord en accompagnant les entreprises qui ont produit des masques et autres EPI dans le cadre de la crise.

En outre, un investissement de 100 millions d’euros est consenti pour conforter les entreprises de santé et pharmaceutiques et garantir que ces industries hautement stratégiques restent sur le territoire régional.

En parallèle, une campagne de promotion sera menée pour relocaliser des sièges d’ETI ou grands groupes en Auvergne-Rhône-Alpes au moyen d’un investissement de 10 millions d’euros.

Enfin, un fonds régional d’investissement sera lancé pour éviter à certaines entreprises de se faire racheter dans cette période incertaine et renforcer ainsi leur compétitivité. Dans un premier temps, ce fonds sera doté de 100 millions d’euros.

 

Vers un modèle d’économie verte et numérique

Au regard du développement du télétravail et des besoins révélés par la crise en matière de numérique, la Région veut renforcer sa politique numérique en investissant 50 millions d’euros dans ce domaine.
Par ailleurs, un « green-deal » à l’échelle du territoire sera lancé pour accroitre la protection de l’environnement. Elle entend consolider son objectif de première région européenne dans le développement de l’hydrogène et intensifier ses investissements dans les mobilités propres.

Le but est aussi de favoriser l’économie circulaire et de mener une véritable guerre contre l’enfouissement des déchets. Les financements européens seront ainsi mobilisés vers les entreprises qui s’orientent vers le « green deal »

Enfin la Région s’engage sur un plan de formation exceptionnel sans attendre la montée du chômage. Il sera doté de 500 millions d’euros et cofinancé par Pôle Emploi et le Plan d’investissement dans les compétences (PIC). Les formations seront adaptées par bassins d’emploi et les investissements consacrés en priorité aux métiers en tension.

 

L’équipe Avisé

 

Crédit photo : Charles Pietri