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L’élargissement de l’assurance-chômage va faciliter les reconversions

Le gouvernement met en œuvre une nouvelle réforme de l’assurance-chômage qui fait place à des droits élargis pour les salariés démissionnaires. Des droits qui pourront être renouvelés tous les cinq ans.

Mais certaines conditions doivent être respectées :

  • il faut avoir travaillé durant cinq ans dans la même entreprise
  • être porteur d’un projet de création d’entreprise ou de reconversion professionnelle
  • entreprendre une formation liée à ce projet de création d'entreprise ou de reconversion professionnelle. 


Tendance de fond vers la reconversion

Cet élargissement intervient alors même qu’un mouvement de fond est constaté chez les cadres depuis quelques années : un tiers d’entre eux auraient même entamé une reconversion professionnelle. D’après une enquête de Cadremploi Ifop de 2017, si 73 % des cadres se disent optimistes quant à leur situation personnelle, un tiers exprime la volonté de changer de poste en 2019, et 39 % sont dans une démarche active sur les six derniers mois. Parmi eux, 12 %  souhaitent devenir entrepreneur ou indépendant.

Les plus jeunes cadres se montrent les plus intéressés par une reconversion professionnelle : 17 % des 18-24 ans aspirent à se mettre à leur compte ou à créer une société, ce qui concerne aussi 8 % des 35-49 ans.

 

L’artisanat attire les cadres

Dans cette mouvance, les métiers de l’artisanat, et notamment les métiers de bouche attirent les vocations. Hommes et femmes, après des études supérieures et une première carrière dont ils sont las, reviennent passer un diplôme concret tels qu’un CAP de cuisine, d’ébénisterie, de boulangerie, de plombier.

Selon une étude réalisée par Nouvelleviepro.fr, 56 % des cadres reconvertis ont changé de métier, 37 % ont quitté leur secteur d’activité et 18 % ont monté leur entreprise. Les managers Millenials, nés entre 1980 et 2000, sont la première génération à ne plus vouloir faire de compromis entre vie personnelle et vie professionnelle. Ils conçoivent désormais une carrière ponctuée par différents moments : reprise des études, formations, création d’entreprise, statut d’indépendant.

Le choix des métiers manuels a pour objectif de sortir des grandes entreprises pour s’épanouir dans un métier plus créatif et travailler de ses propres mains. La quête de sens est la raison essentielle qui fait opter un cadre pour une autre vie. Les cadres considèrent que ce qui est le plus difficile dans leur travail est en effet le stress (80 %). Avoir une activité en phase avec ses passions arrive en tête (20 %). Par ailleurs, 18 % des cadres estiment avoir fait le tour de leur poste ou ne sont plus en phase avec l’idée qu’ils se faisaient de leur métier.

 

Muscler ses compétences

Boulanger, pâtissier, menuisier, charcutier-traiteur, de plus en plus de cadres n’hésitent plus à se réorienter dans l’artisanat sans avoir le sentiment de régresser. Ce tournant vers l’artisanat est parfois aussi l’occasion de renouer avec une passion inassouvie. Selon l’Institut supérieur des métiers (ISM), les cadres reconvertis représentaient 12 % des créateurs de sociétés artisanales auparavant salariés.

Pour que la reconversion se passe bien, il faut s’y préparer et muscler ses compétences. Si une majorité d’activités artisanales (fleuriste, encadreur, bijoutier) sont accessibles sans qualification réglementaire, l’obtention d’un CAP apporte elle des bases solides. Ce diplôme est obligatoire pour revendiquer le titre d’artisan (sauf à justifier de trois années d’exercice). Et c’est une condition pour exercer toutes les professions réglementées telles que boulanger, pâtissier ou plombier. À défaut, il faut employer un salarié qualifié qui détient ce diplôme ou racheter une société artisanale pour en devenir le gérant.

 

Suivre le dispositif « Je lance mon projet »

Dispositif mis en place par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, « Je lance mon projet » permet aux porteurs de projet (notamment les demandeurs d’emploi) qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise :

  • de bénéficier d’un accompagnement renforcé pour concrétiser leur projet
  • de vérifier la faisabilité et la viabilité du projet

« Je lance mon projet » offre la possibilité de bénéficier d’un diagnostic et d’un accompagnement sur mesure pour booster un projet de création ou de reprise d’entreprise. L’accompagnement vous permet d’obtenir des réponses concrètes et personnalisées à vos questions et vos besoins (choix du statut juridique, stratégie commerciale, étude de marché, dispositions juridiques et réglementaires de l’activité, financements et partenaires mobilisables…etc). Il est assuré par des experts de l’entrepreneuriat, labellisés par la Région.

La prestation est gratuite pour le porteur car prise en charge par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et le Fonds social européen, en partenariat avec les opérateurs labellisés (CMA, CCI, BGE).

Pour en savoir plus, vous pouvez contacter le service création d’entreprise de votre Chambre de Métiers et de l’Artisanat de proximité  et demander à être mis en relation avec la personne en charge de la prestation « Je lance mon projet ».

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

futura-sciences.com

capital.fr

chefdentreprise.com

franceinter.fr

 

Crédit photo : Pixabay