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Les créations d’entreprises au plus haut, les faillites au plus bas, en 2020

Les Français n’ont pas renoncé à créer des entreprises en 2020. Selon l’Insee, l’année écoulée a même été une année record avec près de 850 000 entreprises créées en 2020 en France, soit près de 35 000 de plus qu’en 2019. Dans le même temps, les défaillances d’entreprises sont tombées au plus bas.

 

Surtout les entreprises individuelles

Ce sont surtout les entreprises individuelles qui ont progressé, de 6% à 630 000. Les autres entreprises sont restées stables en dépit de la crise sanitaire et de la chute de l’activité économique globale de près de 10%.

Selon l’Insee, les créations ont été particulièrement marquées dans le secteur « transports et entreposage» : les livreurs de repas et les chauffeurs de VTC ont été nombreux à passer le cap de la création d’activité. La forte demande des Français en livraison de repas à domicile à favoriser les créations dans ce domaine, beaucoup de Français sont devenus autoentrepreneurs.

Selon François Hurel, président de l’Union des autoentrepreneurs, « certains salariés ont été angoissés par le chômage partiel ou par la situation économique de leur employeur et se sont lancés ».

Il relève également le choix des jeunes qui ne trouvent pas de travail et décident de créer leur emploi « en se lançant dans l’indépendance ». Autre facteur, le développement du télétravail qui aurait donné le goût de l’indépendance à certains salariés.

Selon un sondage réalisé par OpinionWay, un Français sur cinq déclare avoir envie de créer son entreprise ou d’en reprendre une en 2021.

 

Difficultés pour les indépendants

Tout n’est pas pour autant facile pour les indépendants. Selon une étude réalisée par l’Union des autoentrepreneurs auprès de 3320 autoentrepreneurs - dont 18% travaillent grâce à une plateforme web - après le premier confinement, 45% des personnes interrogées n’ont toujours pas retrouvé un chiffre d’affaires à 20% de leur volume d’activité en 2019. En outre, 80% des autoentrepreneurs ont enregistré une baisse de chiffre d’affaires de 40% ou plus par rapport à 2019.

Seulement 5% des personnes interrogées ont arrêté leur activité. Mais la moitié d’entre elles se retrouvent sans aucun revenu et seulement éligibles au revenu de solidarité active.

« Les autoentrepreneurs qui stoppent leur activité sont des candidats aux minima sociaux. Il faut absolument les accompagner en sortie de crise pour leur permettre de retrouver une activité normale » explique François Hurel. A peine 1 autoentrepreneur sur 5 a pu prétendre aux fonds de solidarité.

 

Moins de faillites pour l’instant

Dans le même temps, alors que l’économie a été presque à l’arrêt pendant des mois, avec un PIB qui a plongé de 10%, le nombre de faillites en France a lui chuté de 38% en 2020. Seules 32 200 entreprises ont fait l’objet d’une procédure collective en 2020, soit 20 000 de moins qu’en 2019. Le nombre des défaillances est tombé au plus bas depuis trente ans.

Ceci s’explique par la mise sous perfusion du pays, avec des dizaines de milliards qui sont venus en soutien de l’économie, les mesures prises en matière d’activité partielle et la mise en œuvre du fonds de solidarité. Les Urssaf n’assignent plus aucune entreprise depuis le début de la pandémie, lesquelles représentent environ un quart des défaillances chaque année. Lors d’une année de crise on dénombre 60 000 procédures : la décision des Urssaf a donc sauvé 15 000 entreprises.

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

lesechos.fr

lefigaro.fr

 

Crédit photo : Pixabay