Avisé, s'informer pour réussir

site d'informations stratégiques
du réseau des chambres de métiers et de l'artisanat d'Auvergne-Rhône-Alpes

Vous êtes ici

Les dirigeants de PME n’échappent pas au burn-out

Selon l’observatoire Amarok, la crise du Covid-19 peut présenter des risques supplémentaires  de burn-out pour les entrepreneurs (dirigeants et propriétaires d'entreprise), d’autant plus que cette population est plus âgée et travaille plus longtemps que les salariés et qu’elle est plus sensible à l’économie du fait de son engagement patrimonial.

 

Dans un rapport récemment publié, l’Observatoire Amarok étudie, si les niveaux d'épuisement professionnel (burn-out) des entrepreneurs français diffèrent de ceux d'avant la crise. À l’aide d’un échantillon représentatif des chefs d’entreprise en France constitué en mars 2019, des comparaisons sont faites avec un échantillon construit en avril 2020 et un autre en janvier/février 2021.

 

Sentiment d’empêchement

Les auteurs de l’étude relèvent que le niveau de l’épuisement professionnel s’est significativement accru et que la nature de l’épuisement s’est transformée pendant le confinement.  L’épuisement habituel lié à une suractivité a muté en un épuisement d’empêchement où les sentiments d’impuissance et d’être coincé prennent le pas sur la déception et la lassitude.

Se pose alors la question de la persistance de ce syndrome d’empêchement et tout particulièrement du sentiment d’impuissance répétée. Il apparaît qu’un sentiment d’impuissance répétée peut altérer la capacité d’initiative future d’un individu. En s’appuyant sur le concept de vigilance entrepreneuriale, les auteurs de ce rapport montrent que le sentiment d’impuissance joue de manière modérée mais réelle sur la vigilance entrepreneuriale.

 

Risque de déposer le bilan

De plus, l’étude analyse si les niveaux d'épuisement professionnel des entrepreneurs français pendant la crise de Covid-19 dépendent de leur perception de déposer le bilan de leur entreprise lié à la crise économique, de la menace de tomber gravement malade liée à la crise sanitaire ou d’une dégradation de la satisfaction de la vie lié à l’état de confinement généralisé.

Pour cela, elle tient compte des effets de nombreux phénomènes qui dans d’autres études se sont révélés être liés aux niveaux de burn-out - tels que la solitude, le sexe, l'âge, le niveau d’éducation, etc. Si chaque risque contribue au niveau de burn-out, c’est le risque de dépôt de bilan qui est le plus important.

En conclusion, les résultats de l’étude montrent que ce n’est plus le travail en lui-même qui est épuisant mais la crainte de ne pouvoir bien travailler (empêchement) ou de ne plus travailler (dépôt de bilan) qui épuise le plus les chefs d’entreprise.

 

L’équipe Avisé

 

Source : lemondedesartisans.fr

 

Crédit photo : Pixabay