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Les entreprises d’Auvergne Rhône-Alpes plutôt optimistes, les artisans moins confiants

D’après l’étude réalisée par les succursales de la Banque de France d’Auvergne-Rhône-Alpes, la croissance d’activité enregistrée en 2018 est « restée assez satisfaisante ». L’emploi s’est renforcé et la plupart des secteurs interrogés font état d’un courant d’affaires en hausse et d’une marge d’exploitation en amélioration. L’enquête a été menée auprès de 4500 entreprises et établissements de la région en décembre 2018.

Pour 2019, la Banque de France fait état « d’anticipations qui demeurent favorables » en dépit des incertitudes qui pèsent sur l’économie du pays. Les chefs d’entreprises tablent sur une hausse des niveaux d’activité qui devrait se traduire par une relance des investissements et des hausses d’effectifs, lesquelles dépendront de la persistance des difficultés de recrutement.

 

Une activité qui poursuit sa progression

Dans l’industrie,  l’activité des entreprises a poursuivi sa progression en 2018 (+ 3,2 %) bien qu’à un rythme moins favorable qu’en 2017 (+ 5,1 %). L’export a également ralenti (+ 2,7 % contre + 5,9 %), mais reste un bon relais de croissance.

Dans les services, le rythme de croissance est demeuré satisfaisant (+ 4,4 %) en dépit d’un fléchissement sur un an par rapport à 2017 (+ 5,7 %). Le segment de l’informatique continue sa bonne progression (+ 8,6 % contre 6,7 % un an plus tôt) et l’ingénierie technique reste dynamique (+ 4,9 % après + 8,2 % en 2017).

Quant au secteur de la construction, il confirme une bonne orientation (+ 4 %) après une nette accélération en 2017. En 2018, le bâtiment (+ 3,9 %) et les travaux publics (+ 4,1 %) ont connu une dynamique de croissance assez comparable.

L’emploi s’est développé, même si les problématiques de recrutement demeurent dans de nombreux secteurs du fait d’un manque récurrent de main d’œuvre formée et disponible, et de l’adaptation de la formation des jeunes. L’investissement industriel s’est quant à lui stabilisé à cause de carnets de commandes plus étroits et du ralentissement de l’activité.

 

Maintien dans l’industrie, plus sombre dans la construction

Pour 2019, les entreprises industrielles restent confiantes avec une nouvelle hausse prévue  des chiffres d’affaires (+ 3,5 %).  Dans les services, les perspectives de progression subsistent (+ 3,8 %), dynamisées par les activités informatiques (+ 7,3 %), et l’ingénierie technique (+ 5,8 %). À contrario, le transport logistique (+ 2,9 %) et les activités de nettoyage (+ 1,3 %) devraient marquer le pas.

Dans le secteur de la construction, le ciel s’assombrit : les prévisions sont moins optimistes notamment pour le gros œuvre (+ 1,7 %). Le second œuvre (+ 2,6 %) devrait un peu mieux résister. Dans les travaux publics (+ 2,9 %), un  ralentissement d’activité est également prévu mais plutôt modéré. En termes d’emploi, l’année devrait rester bien orientée, avec + 1,4 % dans l’industrie, + 2,9 %  dans les services et + 1 % dans la construction.

 

Artisanat : une année 2018 en demi-teinte

Pour sa part, la Chambre Régionale de Métiers et de l’Artisanat (CRMA) relève dans ses quatre notes de conjonctures de l’année 2018, une situation au moins en demi-teinte, voire préoccupante, pour les différents secteurs de l’artisanat, notamment sur la fin d’année civile. Environ 40 000 entreprises artisanales volontaires ont ainsi été interrogées tout au long de l’année, 11 043 ont répondu. Ces notes portent sur les indicateurs d’activité, de chiffre d’affaires, de trésorerie et d’effectif.

Dans l’alimentation, l’enquête révèle que les indicateurs de chiffre d’affaires, d’activité et de trésorerie sont en augmentation durant les trois premiers trimestres de l’année 2018, avant de connaitre une décroissance pour le premier et une stabilisation difficile pour les deuxième et troisième. Pour 2019, près de 15 % des sondés jugent que la situation économique devrait encore se dégrader. 

Le secteur du bâtiment a enregistré une forte baisse suivie d’une importante hausse de tous les indicateurs sur le premier semestre 2018. Sur la fin d’année, les indicateurs ont été plutôt stables à l’exception du niveau d’activité « en légère décroissance ». 55 % des dirigeants estiment que la situation économique a été bonne en 2018. Toutefois, cette stabilité pourrait être remise en question en 2019, avec une tendance à la baisse des différents indicateurs.

Dans la fabrication, les indicateurs suivent une courbe similaire à celle du bâtiment : une baisse puis une hausse sur les six premiers mois de 2018. En revanche, les six derniers mois montrent une décroissance des indicateurs de chiffre d’affaires, d’activité et de trésorerie. Sur l’année 2019, 55 % des répondants tablent sur une activité moyenne voire mauvaise et plus de 30 % craignent une sous-activité.

Dans le secteur des services, le début d’année a été marqué par une baisse des indicateurs suivie d’une hausse de ceux-ci. À partir de juillet 2018, une chute des indicateurs de chiffre d’affaires, d’activité et de trésorerie a été constatée. Pour plus de 60 % des dirigeants interrogés, 2018 est considérée comme une mauvaise année voire au mieux comme une année moyenne, mais 57 % d’entre eux tablent sur une activité au moins normale pour le début de 2019.

Pour les 4 secteurs de l’artisanat, il est à noter que l’indicateur d’effectif est celui qui a connu le moins de fluctuation. En effet, malgré la décroissance des autres indicateurs sur la fin d’année 2018, les effectifs restent stables. 

L’équipe Avisé

 

Sources :

Banque de France

crma-auvergnerhonealpes.fr  04/2018

 

Crédit photo : Pixabay