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PME et ETI : des risques encore mal maîtrisés

20/02/2019

Pour la deuxième année consécutive, l’étude OpinionWay pour QBE France, spécialiste en assurance des entreprises et des professionnels, confirme une certaine prise de conscience des dirigeants d’entreprises en matière de gestion des risques. Les PME et ETI  françaises identifient à 78 % la gestion des risques comme l’un de leurs enjeux majeurs (contre seulement 75 % un an plus tôt). C’est même devenu un facteur de compétitivité pour 43 % des personnes interrogées au même titre que le positionnement prix, derrière la stratégie commerciale (59 %) et l’innovation /R&D (45 %).

 

Des risques humains d’abord

Une véritable culture du risque commence à émerger et à se renforcer dans les entreprises alors même que le risque perçu n’a pas augmenté par rapport à l’an dernier (73 %), relève l’étude. Les risques humains (difficultés de recrutement, maladies professionnelles, accidents du travail…) sont les plus fréquemment rencontrés. Quant aux risques matériels (bris de machines, incendies, intempéries), ils sont en forte progression (51 %) devant les risques de marché (produits, concurrence) qui reculent à 21 %.

Source: QBE France

 

Emergence du risque cyber

Inclus dans les risques matériels, le risque cyber fait l’objet d’une prise de conscience récente, dans le contexte de la mise en œuvre du Règlement européen pour la protection des données (RGPD). 66 % des dirigeants estiment avoir été sensibilisés à ce risque à ce moment-là seulement. C’est ainsi que 63 % des PME/ ETI ont développé des moyens de prévention et de protection contre les cyber-risques, principalement par la formation et la sensibilisation des collaborateurs (72 %) et par des investissements dans la sécurité du système d’information (69 %) ou le cryptage des données sensibles (52 %). Un tiers seulement des entreprises ont réalisé une évaluation de leur vulnérabilité.

« L’augmentation des risques matériels et l’émergence de nouveaux risques comme le risque cyber montrent que les PME et ETI font face à des problématiques de plus en plus diverses » explique Renaud de Pressigny, directeur général de QBE France. « En effet, elles se sont fortement internationalisées et doivent donc faire face aux mêmes risques que les grandes entreprises, comme par exemple ceux liés aux aléas climatiques… »

Globalement, la maîtrise des risques par les PME et ETI reste donc très partielle. Elles sont 75 % à déclarer ne maîtriser ces derniers que pour partie. Le manque de temps ou de ressources (52 %) est la principale raison évoquée. Plus de la moitié des entreprises (51 %) considèrent d’ailleurs que la gestion des risques doit se faire au quotidien et 49 % estiment que tous les employés devraient être impliqués et formés.

Le management des risques demeure pour beaucoup de PME et ETI avant tout un sujet transverse qui concerne de nombreux domaines de l’entreprise. Mais recruter un risk manager n’est pas dans les moyens de nombre d’entre elles. Elles s’appuient donc volontiers sur l’assureur ou le courtier en assurance, qui a un rôle à jouer en matière de conseil (52 %) devant les avocats (58 %) et l’inspection du travail (57 %).

 

 

Source: QBE France

 

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L’équipe Avisé

 

Sources:

Communiqué de presse Etude OpinionWay/QBE France  du 31.01. 2019

business.lesechos.fr

 

Crédit photo : Pixabay