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Covid-19 : des milliers d’ateliers d’art pénalisés

Réalisée du 1er au 15 juillet 2020, une seconde enquête d’Ateliers d’Art de France fait le point sur la situation actuelle des entreprises des métiers d’art, très impactées par la crise sanitaire liée à la Covid-19, en dépit des aides gouvernementales versées.

 

Des aides d’un grand secours

Un échantillon global de 1119 personnes, composé de 582 professionnels adhérents Ateliers d’Art de France et de 537 professionnels non adhérents, a permis de dresser un état des lieux de la situation actuelle.

« Des milliers d’ateliers d’art en France ont été lourdement pénalisés en dépit des mesures d’aides gouvernementales qui leur ont permis de survivre » explique l’enquête. Près de deux mois après le début du déconfinement, les professionnels « restent toujours dans l’expectative malgré l’accès facile et rapide aux aides gouvernementales, qui leur été d’un grand secours ».

81% ont bénéficié de ces aides. Plus de 9 sur 10, parmi les entreprises répondantes, sont des entreprises individuelles, représentant une très large palette de domaine d’activités des métiers d’art.

 

Source : « Résultats Spirit Insight pour le syndicat Ateliers d’Art de France »

 

Toujours en difficulté

Le secteur est toujours en grande difficulté même si la période paraît avoir été mieux vécue qu’annoncée en mars : 10% des entreprises pensaient alors être contraintes de stopper leur activité, contre 2% en juillet.

Plus de 8 personnes sur 10 ont bénéficié des aides annoncées par le Gouvernement, et notamment du volet 1 du fonds de solidarité. Elles ont été utilisées tant pour les dépenses au quotidien que pour régler des factures professionnelles : 65% des répondants souhaitent la poursuite des aides jusqu’à fin 2020.

 

Fort impact des annulations d’événements

Les annulations ou reports successifs d’événements commerciaux (grand public et professionnels) ont fortement pénalisé les entreprises. Et l’incertitude qui prévaut aujourd’hui « ne leur permet pas de se projeter sereinement ». L’impact est d’autant plus fort que 96% des entreprises tirent leurs revenus des ventes directes liées à ces événements : soit exclusivement pour 53% des professionnels, soit couplées par des ventes avec intermédiaires pour 43%.

 

 

Source : « Résultats Spirit Insight pour le syndicat Ateliers d’Art de France »

 

Pour la majorité des entreprises, la reprise d’activité est directement en lien avec la présence physique du public. Par ailleurs, « l’absence de visibilité et d’annonces claires des pouvoirs publics restent anxiogènes pour le secteur », relève l’enquête. De fortes attentes demeurent sur le domaine de l’événementiel et sur le maintien au moins à court terme de salons et marchés grand public qui génèrent l’essentiel des revenus des professionnels.

Les salons, expositions et marchés sont aussi un bon moyen de communication. En démultipliant leur présence lors de ces événements, les ateliers d’art augmentent leurs chances de gagner en notoriété et d’obtenir des soutiens régionaux : seuls 12% ont reçu un soutien post-confinement du territoire ou des acteurs régionaux.

 

En attente de formation et d’accompagnement

La recherche de nouveaux outils de diffusion et de nouveaux canaux physiques de vente a été reléguée au second plan. Déjà, la plupart des professionnels disposent d’un site internet et utilisent les réseaux sociaux.

« La vente en ligne via un site ou une marketplace est un enjeu de développement connu des entreprises de métiers d’art. Ce sont cependant des outils qui nécessitent une organisation et des investissements à long terme plus complexes à mettre en œuvre » souligne encore l’enquête. Résultat, l’essor des outils digitaux est « timide ». Il est directement lié à un besoin de formation et à des attentes d’accompagnement.

 

Source : « Résultats Spirit Insight pour le syndicat Ateliers d’Art de France »

 

Reconnaissance attendue

Le moment semble propice, selon l’enquête, pour une remise en question sur les sujets d’harmonisation de la branche professionnelle et des statuts fiscaux et sociaux. Une communication forte, qui valorise le caractère unique/authentique de chaque objet et la création/innovation, semble aujourd’hui largement attendue par les professionnels des métiers d’art.

L’ensemble des professionnels interrogés tablent sur la création d’une branche professionnelle et sur un statut spécifique aux métiers d’art.

À noter encore que l’enquête fait apparaître une localisation hétérogène et scindée en deux des répondants : il y a plus d’entreprises dans le sud de la France qu’au nord, à l’exception de l’Ile-de-France, toujours principale région d’implantation des entreprises de métiers d’art. Ceci met en évidence l’importance de l’action des acteurs régionaux.

 

Source : «Résultats Spirit Insight pour le syndicat Ateliers d’Art de France»

 

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L’équipe Avisé

 

Source : ateliersdart.com

 

Crédit photo : Pixabay