Avisé, s'informer pour réussir

site d'informations stratégiques
du réseau des chambres de métiers et de l'artisanat d'Auvergne-Rhône-Alpes

Vous êtes ici

Coiffure : quelles obligations ?

Exercer la coiffure passe en premier lieu par la qualification d’un professionnel, celle du dirigeant de l’entreprise ou celle d’un collaborateur. Le titulaire du brevet professionnel ou du brevet de maîtrise de coiffure doit être présent en permanence dans le salon. Il n’y a pas d’obligation à afficher ce diplôme, mais le salon peut être contrôlé à tout moment par des agents de la Répression des fraudes, par des agents ou des officiers de police judiciaire. L’exploitant qui ne respecterait pas cette condition risque, entre autres, une amende de 7 500 € et la fermeture de l’établissement pouvant aller jusqu’à 5 ans.

 

Devoir d’information

Le coiffeur n’est pas tenu à une obligation de résultat mais à une obligation de moyens. Un client qui ne serait pas satisfait ne peut donc pas demander à être remboursé pour une coupe qui ne lui conviendrait pas. En revanche, la responsabilité du coiffeur peut être engagée s’il y a un problème avec une coloration ou un manquement à son devoir d’information. Il peut être tenu pour responsable s’il n’a pas prévenu des conséquences possibles. Ainsi, toute coloration doit être précéder d’un questionnaire afin de déceler d’éventuelles allergies ou contre-indications possibles.

 

Obligation d’afficher les prix

Chaque salon de coiffure se doit d’afficher ses tarifs depuis l’arrêté du 27 mars 1987. À défaut, s’il demande ensuite un prix trop excessif, le client peut s’y opposer et refuser tout paiement.

Un coiffeur est en effet tenu d’afficher ses tarifs en vitrine, de manière visible et lisible pour les clients et de les indiquer aussi à l’intérieur du magasin. Dans le cas d’un salon mixte, au moins vingt prestations différentes doivent être affichées. Pour les salons exclusivement masculin ou féminin, ce nombre est limité à dix prestations. S’il propose des forfaits, le coiffeur est alors obligé de spécifier le prix de chaque prestation le composant et sa particularité.

Les prestations impliquant une attention particulière telles qu’une coiffure de mariée, doivent faire l’objet d’un devis préalable sur demande de la cliente.

 

Des prix différents

Constat : les soins apportés aux cheveux masculins sont moins coûteux que pour les chevelures féminines, même courtes. Le professionnel a tout à fait le droit de pratiquer ces différences de prix qui reflètent une réalité économique. Un coiffeur passe plus de temps avec une cliente qu’un client, consomme davantage d’eau et d’électricité, etc. Mais les prix, à condition d’être affichés, restent libres.

Toutefois, si la prestation est supérieure à 25 €, le coiffeur se trouve dans l’obligation de fournir une facture détaillée à la cliente comprenant les coordonnées du salon, la date et le détail de la prestation ainsi que le prix à chaque étape.

 

Que faire en cas d’incident ?

Divers incidents peuvent émailler une séance de coiffure, tels que la chute d’un appareil de coiffage du fait de la cliente. Responsable de plein droit, elle doit indemniser le salon. En pratique, c’est la garantie de responsabilité civile de la cliente qui intervient. Dans les cinq jours, la cliente envoie sa déclaration de sinistre à laquelle elle joint la facture d’achat de matériel fournie par son coiffeur.

Dans le cas de la disparition d’une veste au portemanteau, c’est cette fois la responsabilité professionnelle du coiffeur qui intervient. Le dirigeant du salon est en effet responsable des effets qui lui sont confiés par ses clients. L’indemnisation est calculée soit sur la valeur d’achat (mais il faut fournir une facture) diminuée d’un abattement lié à la durée de détention, soit de manière forfaitaire.

 

Des règles d’hygiène strictes

Les objets employés par le coiffeur sont entretenus de manière à n’être en aucun cas une cause de transmission d’affections contagieuses. Le coiffeur doit notamment désinfecter ses instruments (rasoirs, tondeuses, peignes, ciseaux) entre chaque coupe, au moyen d’un stérilisateur ou de solutions antiseptiques et utiliser des serviettes propres pour chaque client. Des contrôles sont réalisés régulièrement par la Répression des fraudes.

Dans ce contexte, comment gérer le problème des poux ? Le coiffeur ou son collaborateur peut tout à fait refuser de s'occuper d'un client avec des poux. Cependant, l'objectif n'étant pas de faire fuir le client, le professionnel peut jouer son rôle d'expert du cheveux en dédramatisant la situation, en prodiguant ses conseils pour éradiquer les indésirables et en proposant un nouveau rendez-vous une fois la personne traitée. Si la prestation avait déjà commencé, il faut décontaminer peignoir, serviettes, peignes et brosses. Le lavage n'étant parfois pas suffisant, il est préférable de mettre peignoir et serviettes dans un sac poubelle durant 3 jours avant de procéder au lavage en machine. Pour les ciseaux, peignes et brosses, il suffit de les ébouillanter.

 

Les normes en lien avec l’environnement

Un coiffeur est amené à travailler avec des produits toxiques. Il existe deux types de déchets : les déchets non dangereux tels que les papiers et cartons, les emballages plastiques et les cheveux qui sont éliminés dans les ordures ménagères ou font l’objet d’une collecte spécifique ou même d’un recyclage.

Il existe aussi des déchets toxiques dits dangereux, qui font l’objet d’un tri spécial. Les aérosols, tubes et flacons, gants souillés, produits tels que shampoings et couleurs sont envoyés en déchetterie via un prestataire spécialisé. Les emballages plastiques souillés sont repris par le fournisseur via un prestataire spécialisé puis envoyés en déchetterie. Enfin, les néons, matériels électriques et électroniques sont déposés en point de collecte des éco-organismes agrées puis partent en déchetterie pout être traités.

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

femmeactuelle.fr

litige.fr

dossierfamilial.com

wavy.co/blog

leclaireur-coiffeurs.com

 

Crédit photo : Pixabay