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Coronavirus : les fleuristes pourront vendre du muguet

Fortement impactés depuis le début de la crise sanitaire, les fleuristes auront le droit de vendre du muguet. Le gouvernement autorise en effet la vente à emporter (drive) et les livraisons après commande préalable. En revanche, la vente à la sauvette par des non-professionnels, tolérée d’ordinaire, est, elle, strictement interdite.

 

Selon Florent Moreau, président de la Fédération Française des Artisans Fleuristes, « la situation est complexe pour les commerces non essentiels ». Les magasins des fleuristes, comme d’autres, devront effectivement restés fermés à la clientèle jusqu’au sortir du confinement le 11 mai prochain et ne bénéficieront pas d’une dérogation pour une ouverture anticipée. Car il serait effectivement difficile pour l’État de ne pas autoriser l’ouverture d’autres commerces de même catégorie (dits non essentiels) et de ce fait d’aller à l’encontre du confinement mis en place.

 

A l’extérieur de la boutique

Cependant, ils peuvent poursuivre leurs livraisons et drive, comme c’est le cas depuis le début de la crise. Pour le 1er mai, les clients pourront venir chercher leur bouquet de muguet, préalablement commandé, à l’extérieur de la boutique. Finalement, la vente sur le pas de porte n'a pas été autorisée.

Quelque 20 à 25% des fleuristes recourent actuellement à la livraison et au drive, et ce chiffre pourrait passer de 40 à 50% selon une projection de la FFAF à compter du 1er mai.

Plusieurs préfectures ont publié des décrets spécifiant : « Pour le muguet, les fleuristes qui, comme le précise le décret n°2020-290 du 23 mars 2020, ne sont pas autorisés à accueillir du public, pourront quand même vendre leur muguet et autres fleurs coupées en mode "drive", dès lors que les mesures barrières auront pu être strictement mises en place, en corrélation avec la configuration du magasin et de ses abords. Jusqu’au sortir du confinement, les fleuristes pourront d’autre part poursuivre leurs livraisons.

En revanche, la FFAF estime « qu’il parait insensé de vendre du muguet dans n’importe quels commerces prioritaires déjà ouverts. Chacun son métier, les professionnels du végétal sont reconnus pour leur savoir-faire. Et si tel était le cas, qu’en adviendra-t-il l’année prochaine, les dits-commerces pourraient-ils poursuivre la vente de muguet ? ».

 

150 millions d’euros de pertes par mois

Avec un tiers des ventes de la production du muguet en France, la commercialisation des bouquets par les fleuristes sera un moyen de contribuer largement à la survie de la production française. Pour l’heure, 15 à 20% des artisans fleuristes seraient en extrême danger. « La profession perd 150 millions d’euros par mois de fermeture », indique Florent Moreau.

Un observatoire économique sera lancé début mai pour mener l’enquête de façon récurrente sur le suivi de l’activité en termes de chiffre d’affaires et de marges, notamment, mais également d’activité sociale.

« Nous avons aussi constaté aussi une évolution par rapport aux fournisseurs. Les fleuristes ont pris l’habitude d’un approvisionnement court en fleurs de France, c’est une excellente habitude qu’il faudra conserver » conclut Florent Moreau, rappelant que pour le muguet, les fleuristes s’approvisionnent à plus de 80% auprès des producteurs de la région nantaise.

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L’équipe Avisé

 

Source : FFAF

 

Crédit photo : Pixabay