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Devenir prothésiste ongulaire

Le métier de prothésiste ongulaire, en plein essor en France depuis quelques années, est une activité artisanale qui dépend de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat. Il peut être exercé en  institut de beauté, en salon ou à domicile. Le CAP d'esthétique n'est pas obligatoire.

Le prothésiste ongulaire peut réaliser la pose de faux ongles avec gel ou la pose de capsules, le façonnage résine et les décorations uniques, la pose de comblages, les déposes la décoration d’ongles, la pose de vernis classique et le pose de vernis semi-permanent.

Cette activité est différente de l’activité de manucure qui nécessite un CAP esthétique-cosmétique. Une formation « ongles » sera cependant presque incontournable pour exercer dans de bonnes conditions. Elle pourra être complétée par un stage hygiène et salubrité.

 

Des règles et des normes à respecter

Expert de la beauté des ongles et des mains, le prothésiste ongulaire doit faire preuve d’une hygiène irréprochable : ses mains doivent toujours être propres et ses instruments être désinfectés.

Dans certains cas, il doit refuser d’intervenir. Cela concerne les jeunes de moins de 16 ans dont les ongles ne sont pas assez matures, y toucher pourrait entraîner des malformations ; les personnes suivant un traitement médicamenteux (antibiotiques, stéroïdes) ; les personnes souffrant d’allergie connue à un ou plusieurs produits utilisés par le professionnel ; les personnes s’apprêtant à subir une opération chirurgicale ; les femmes enceintes au-delà du 7ème mois de grossesse.

Plusieurs normes doivent être respectées par le professionnel :

  • les normes de sécurité et d’accessibilité si l’activité est exercée en salon : normes relatives aux ERP (Etablissements recevant du public), sécurité incendie, extincteurs, accessibilité des locaux aux personnes handicapées
  • les normes d’hygiène : il s’agit de maîtriser les règles d’hygiène qui entourent cette pratique
  • l’affichage des prix des prestations (tarifs à afficher à l’intérieur comme à l’extérieur du magasin)
  • chaque produit doit être étiqueté d’un prix
  • la remise d’un ticket de vente est obligatoire pour toute vente supérieure à 25 €
  • toute prestation de service facturée plus de 100 € peut donner lieu à un devis si le client l’exige

La FEBEA propose une brochure dédiée aux esthéticienne et prothésistes pour s'informer sur les produits qu'elles utilisent. Cette brochure permet d'appréhender les risques et les mesures de prévention à mettre en place notamment dans le cadre du document unique.

 

Plusieurs lieux pour exercer

Pour devenir prothésiste ongulaire avec prestation de manucure, un CAP en soins esthétiques et corporels ou un diplôme/titre de niveau égal ou supérieur homologué ou enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et le numéro d’agrément de l’organisme seront nécessaires.

Il existe donc deux types de prothésistes ongulaires :

  • Les premiers sont spécialisés dans l’extension et la réparation des ongles
  • Les seconds proposent en plus, de réaliser des manucures simples ou élaborées

Un prothésiste ongulaire peut exercer :

  • dans un centre ou institut de beauté
  • dans un salon de coiffure
  • dans des magasins spécialisés dans la beauté ou possédant un rayon parapharmacie
  • dans un « bar à ongles » ou « bar à beauté »
  • à son compte en ouvrant un salon
  • à domicile.

L'activité de prothésiste ongulaire peut s'exercer sous différents statuts, il est possible de se rapprocher d'un conseiller de votre Chambre de Métiers et de l'Artisanat pour être accompagné dans votre projet et notamment le choix du meilleur statut. Dans tout les cas, étant une activité artisanale, la création d’une entreprise de prothésiste ongulaire se fera auprès du centre de formalités de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat.

 

Un métier en plein essor

Sur un marché français de l'esthétique évalué à 2,7 milliards d'euros en 2016, l'onglerie représente 15 % du chiffre d'affaires global, indique la Confédération nationale artisanale des instituts de beauté. C'est une actvité en plein essor, mais selon le syndicat professionnel, 80 % des entreprises n'emploient aucun salarié. 

Tous domaines confondus, les revenus des dirigeants d'entreprises spécialisées dans la beauté et l'esthétique sont plutôt faibles. Seuls 6,4 % des dirigeants gagnent plus que deux SMIC tandis que 70 % ne gagnent pas le SMIC.

Au niveau mondial, le marché de l'ongle devrait croître à un taux annuel de 9,5 % pour atteindre 15,55 milliards de dollars di'ci 2024, indique un rapport de Resarch and Markets. Cette croissance est attribuée au nombre de plus en plus élevé de jeunes amatrices de beauté qui investissent dans le nail design, ainsi qu'aux nombreuses innovations liées aux textures et aux finitions. L'étude relève encore que le nombre de salons professionnels est aussi en forte hausse.

 

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L’équipe Avisé

 

Sources :

parisbeautyacademy.com

formationsprothesisteongulaire.com

portail-autoentrepreneur.fr

toute-la-franchise.com

cnep-france.fr

esthetiquemarket.com

febea.fr

 

Crédit photo : Pixabay