Avisé, s'informer pour réussir

site d'informations stratégiques
du réseau des chambres de métiers et de l'artisanat d'Auvergne-Rhône-Alpes

Vous êtes ici

Épilation à la lumière pulsée : un décret pour bientôt

12/07/2019

Le gouvernement s’apprête à publier un décret mettant un terme au monopole des dermatologues sur les actes d’épilation pulsée intense à visée esthétique. En mars 2017, l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, avait déjà recommandé de revoir le cadre réglementaire associé aux appareils à visée esthétique. Les esthéticiennes ont encore attendu un an pour obtenir un arbitrage favorable de Matignon en novembre 2018. La France reste le seul pays d’Europe à interdire la pratique de la lumière pulsée aux esthéticiennes.

Le décret en préparation prévoit des conditions d’utilisation très strictes et une formation adaptée. L’épilation par lumière pulsée (ou lampes flash) consiste à envoyer un faisceau concentré de lumière dont la chaleur détruit le bulbe du poil afin de le faire tomber.

 

Les dermatologues vent debout

De leur côté, les dermatologues attaquent régulièrement en justice les instituts pratiquant déjà par lumière pulsée pour « exercice illégal de la médecine », en vertu d’un arrêté de 1962 qui prévoit que « tout mode d’épilation est un acte médical, sauf l’épilation à la pince ou à la cire ».

Pour le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (SNDV) « il ne faut pas laisser des actes médicaux entre les mains de personnes qui ne sont pas formées pour ça » pointant le danger pour les patients d’être exposés à des brûlures.

En pratique, depuis une dizaine d'années, de nombreux centres de beauté ont développé une offre d'épilation à la lumière pulsée, méthode qui a vocation à freiner la repousse du poil à moyen, voire long terme.

Les appareils utilisés professionnellement diffèrent de ceux vendus au grand public, dont la puissance est limitée à un niveau beaucoup plus faible. Ils se distinguent aussi de l'épilation au laser, qui envoie une lumière sur une seule longueur d'ondes et est pratiquée uniquement par les dermatologues.

Plusieurs condamnations ont été prononcées entre 2009 et 2016 à l’encontre des centres d’esthétique pratiquant l’épilation à la lumière pulsée. « Un diagnostic doit être posé avant toute utilisation d'un appareil à rayonnement optique, et doit rester dans un cadre médical », ajoute le SNDV.

 

Lire aussi: Épilation à la lumière pulsée : les salons d'esthétique et les spas n’ont toujours pas le droit d’en réaliser

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

lesechos.fr

francetvinfo.fr

midilibre.fr

 

Crédit photo : Pixabay