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Fleuriste : moins d’entreprises et une embellie économique relative

28/02/2018

Comme chaque année, la Fédération française des artisans fleuristes (FFAF) et Val’hor publient le rapport de branches des fleuristes. Ces chiffres clés fournissent des éléments sur les entreprises, l’emploi et la formation.

 

Moins d’entreprises de fleuristes

14 870 entreprises de fleuriste sont recensées en France, hors outre-mer, soit une baisse de 1,6 % en un an.   

Par ailleurs, le nombre de fleuristes indépendants diminue. A cela plusieurs raisons selon la Fédération des centres de gestion agréée (FCGA) :

  • « la baisse sensible du nombre d’apprentis,
  • le développement des gros réseaux de commerce de fleurs,
  • l’apparition de magasins low-cost, 
  • les rayons fleurs des hypermarchés,
  • le boom des ventes en ligne. 

Ceux qui parviennent à tirer leur épingle du jeu sont ceux qui se positionnent sur un créneau plutôt haut-de-gamme, avec de belles boutiques, des services associés en décoration et en formation et une capacité à diversifier leur offre de base en y associant d’autres produits périphériques. L’événementiel et la décoration florale offrent également encore de belles perspectives. »

 

Sur ces 14 870 entreprises, 1 707 sont installées en Auvergne-Rhône-Alpes (11,5 %), ce qui en fait la 2e région de France, derrière l’Ile-de-France. Cela représente 1 entité fleuriste pour 4 614 habitants, contre une moyenne française de 1 pour 4 300 habitants.

L’entreprise en nom personnel est la structure juridique la plus répandue (49 %), suivie de la SARL (33 %) et de l’EURL (10 %). Ces proportions sont assez proches de celles des entreprises artisanales, toutes activités confondues.

Les dirigeants d’entreprises sont généralement des femmes (57 %), et ont en moyenne 48 ans.

38 % des dirigeants disposent d’un CAP / BEP / CTM / CQP, 25 % d’un baccalauréat / BTM / BP, 17 % un bac+2 / BM / MOF.

A noter l’augmentation de la proportion de dirigeants dont le baccalauréat et la fin de scolarité obligatoire sont les niveaux de formation les plus élevés : 26 % en 2013, 28 % en 2015, 33 % en 2016.

 

Le salariat continue de reculer

Sur les 14 870 entreprises, la plus grande partie n’a pas de salarié. 5 909 entreprises, soit 39,7 % d’entre elles, emploient au moins 1 salarié. Cela représente 15 567 salariés. Le nombre de salariés diminue d’année en année et accuse une baisse de près de 17 % en 5 ans.

66 % des entreprises ayant au moins un salarié en ont 1 à 2.

Les salariés de la profession :

  • sont très majoritairement des femmes (82 %),
  • ont très majoritairement le statut d’employé (91,5 %),
  • disposent généralement d’un CDI (89 %) à temps plein (70,5 %),
  • ont 37,5 ans en moyenne,
  • ont une ancienneté de 7 ans en moyenne.

Au cours de l’année 2016, 14,5 % des entreprises fleuristes déclarent avoir rencontré des difficultés de recrutement.

82,5 % des entreprises ayant au moins 1 salarié sont ouvertes le dimanche, principalement le matin.

 

Une embellie économique relative

« Côté chiffres d’affaire, la situation s’améliore dans les petites entreprises du secteur. Selon l’étude Chiffres et Commentaires 2017 de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA), l’activité a progressé de 1,1 % en 2016. Les résultats courants enregistrent une hausse de 3 %, soit un montant moyen de 19 000 €. Cette embellie intervient après plusieurs années difficiles. Toutefois, les fleuristes figurent parmi les professions les moins rentables dans l’étude de la FCGA (67e sur 77). »

 

Retrouvez notre article sur les chiffres clés 2016 de la filière fleuristes.

 

 

L’équipe Avisé

 

Sources : Klésia, I+C, FFAF, ADPFA, 17/01/2018

CGA Contact, n°123, 11/2017

I+C, FFAF, ADPFA, 01/2017

I+C, FFAF, ADPFA, 2014

Crédit visuel : Adobe Stock