Avisé, s'informer pour réussir

site d'informations stratégiques
du réseau des chambres de métiers et de l'artisanat d'Auvergne-Rhône-Alpes

Vous êtes ici

Fleuriste : une profession qui se régénère

23/10/2018

Avec 28%  d’opinion favorable, le métier de fleuriste se place dans le peloton de tête des métiers d’artisans les plus appréciés des Français. La Fédération Française des Artisans Fleuristes (FFAF) en fait une analyse très développée dans un livret intitulé « Fleuriste aujourd’hui et demain » passant au crible les voies d’accès à la profession et les formations, ainsi que les principales tendances du marché et de la consommation de fleurs et plantes.

 

Des valeurs fortes

Si les valeurs fortes du métier- conseiller, vendre, être à l’écoute- sont toujours mises en avant, il ressort de ce document un portrait complet, entre artisanat traditionnel et modernité.

En 2018, les fleuristes sont surtout des femmes (57%), titulaires d’un CAP ou d’un BP. Pour rappel, si le diplôme n’est pas obligatoire pour s’installer, il est largement recommandé, car seul, il permet d’être reconnu comme artisan.

 

Surtout des TPE

Quant à l’âge moyen, il est de 48 ans chez les dirigeants et de 37,5 ans chez les salariés (quand il y en a !). En effet, sur les quelque 14 913 points de vente, 9004 n’emploient aucun salarié, confirmant que la profession est toujours majoritairement constituée de très petites entreprises. Selon la FFAF, elles côtoient des structures nationales ou internationales, souvent constituées en franchise.

 

Structure des entreprises

 

Forte concurrence

Toutefois, les boutiques indépendantes restent majoritaires en dépit de l’essor des réseaux sous enseignes, des jardineries, des grandes et moyennes surfaces alimentaires, des grandes surfaces de bricolage, des circuits de proximité, des fleuristes de marchés et de la distribution sur internet, qui tous constituent un environnement concurrentiel fort.

 

Nouveaux services

Déjà, plusieurs services sont entrés dans les habitudes à l’image de la location de plantes, de la décoration de salon ou de lieux de réception, de la transmission florale, de la carte de fidélité qui donne droit à des réductions, et parfois de cours d’art floral... Autant de standards à prendre en compte dès la création.

Pour se distinguer, les artisans fleuristes - de plus en plus souvent des professionnels en reconversion (40%)- déploient donc de nouveaux services et inventent des concepts innovants afin d’attirer ou conserver une clientèle à forts revenus, elle-même plutôt vieillissante.

De nouvelles tendances se dégagent autour du home staging, de la décoration de balcons et terrasses ou encore d’aménagement de jardins intérieurs et d’espaces de détente.

De même, les points de vente hybrides se développent tels les salons de thé-fleuristeries. Dans les grandes occasions, le commerce de fleurs s’accompagne de plus en plus  de ventes complémentaires telles que peluches, bougies, chocolats et bonne bouteille, proposés à la clientèle.  

Dans ce contexte en mutation permanente, plus que jamais l’artisan fleuriste offre un bouquet de services et son expertise de professionnel.

 

L'équipe Avisé

 

Source :  Fédération Française des Artisans Fleuristes, édition 2018

 

Crédit photo: Pixabay