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Les déménagements au plus haut

Nette en 2020, la croissance moyenne de l’activité a atteint +25%. Une tendance confirmée au premier semestre 2021 qui annonce à nouveau une belle année pour le secteur, porté par le goût des Français pour changer d’horizon et quitter les grandes villes.

 

Anticiper la reprise

Lassés par les confinements, les Français ont anticipé leurs projets de vivre ailleurs.

« Notre secteur se porte très bien, c’est une des rares professions à ne pas avoir trop souffert de la pandémie, bien au contraire » explique Thierry Gros, président de la Chambre syndicale du déménagement.

« Nous avons été contraints à un arrêt d’activité pendant deux mois en 2020 mais tout de suite après nous avons créé un groupe de travail pour anticiper la reprise » poursuit-il. Résultat, quand le confinement a été levé, l’activité a repris à 100%.

« Début juin 2021, la tendance déjà enregistrée en 2020 s’est confirmée, avec une hausse d’activité de + 25%. Seules les régions en bord de mer n’ont pas réalisé de déménagements intra muros ».

Ailleurs, le mouvement s’est amplifié, avec la volonté des Français de quitter les grandes villes et particulièrement la région parisienne. « La Bretagne qui offre un cadre de vie moins cher que le sud a connu une croissance très forte ».

 

Une main d’œuvre restée opérationnelle

Pour répondre à cette attente des Français, le secteur du déménagement a pu compter sur une main d’œuvre qui est restée opérationnelle.

« Nous n’avons pas perdu de personnel, on a gardé nos déménageurs durant les deux mois de confinement et on leur a attribué des tâches d’entretien dans les garde-meubles, les camions ». Leur salaire étant ainsi assuré, ils ont poursuivi leur activité et étaient en poste au moment de la reprise.

Quelques ombres obscurcissent cependant l’activité de déménagement, et tout d’abord la concurrence des plateformes en ligne, qui s’est surtout développée auprès de la population des militaires. « C’est une concurrence qui existe, nous en tenons compte » souligne Thierry Gros.

 

Un secteur sensible au développement durable

L’autre épée de Damoclès sur le secteur est la transition écologique. « Nous sommes très sensibles au problème, d’autant que beaucoup d’entreprises à caractère familial sont reprises par les enfants des dirigeants ». Pour l’heure, l’effet du remplacement à terme des véhicules thermiques reste difficile à mesurer.

« Nous serons les premiers à investir dans l’électrique quand ce sera vraiment opérationnel. Pour l’instant, l’autonomie de ces véhicules ne dépasse pas 200 km à condition que la route soit sèche et plate ! » nuance le président de la Chambre syndicale du déménagement.

En attendant de nombreux efforts sont faits pour repenser tout le matériel de déménagement et notamment baisser la consommation de plastique et de carton.

Pour rappel, le secteur compte quelque 700 entreprises, essentiellement des PME familiales, employant entre 11000 et 12 000 salariés.

 

Lire aussi : Déménagement : forte reprise après deux mois d’arrêt total

 

L’équipe Avisé

 

Crédit photo : Chambre syndicale du déménagement