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Le bio gagne encore du terrain

06/09/2019

Le marché du bio a franchi une nouvelle étape en 2018,  à 9,7 milliards d’euros, soit un bond de près de 16 % en un an. Cela représente 5 % des dépenses alimentaires des Français, avec une large place accordée à la grande distribution qui engrange la moitié des ventes.

 

Hausse des surfaces cultivées

Avec une hausse de 12 % en 2018, les conversions au bio ont connu la plus forte progression jamais enregistrée. Désormais, une ferme sur dix est passée au bio. « Avec deux millions d’hectares cultivés en bio (+ 17 %), la France a franchi un nouveau cap », a indiqué l’agence Bio, en présentant les derniers chiffres publiés. Avec 5 000 exploitations supplémentaires en 2018, on dénombre aujourd’hui un total de 41 600 fermes engagées en agriculture biologique, soit près de 9,5 % des exploitations du pays.

L’essor ne se limite pas aux producteurs mais concerne aussi l’ensemble de la filière bio. Les entreprises de transformation de produits bio, constituant un tissu de PME et de TPE se multiplient sur les territoires, avec une hausse de 12 % en un an et de 49 % en 5 ans.

 

Consommation toujours en progression

Quant à la consommation de produits biologiques, elle a connu en France une croissance annuelle inégalée en valeur, supérieure à 1,2 milliard d’euros pour la troisième année consécutive. Cette progression vient conforter les attentes des Français pour une plus grande présence des produits bio. Les artisans-commerçants y ont leur place avec 430 millions d’euros de chiffre d’affaires réalisés en produits bio en 2018 (contre 390 millions en 2017). Le circuit des artisans-commerçants bénéficie de l’engagement de nombreux boulangers artisanaux (+ 10,3 %).

Par ailleurs, les ventes en magasins spécialisés bio poursuivent leur progression (+ 7,7 %), la vente directe conserve 12 % de parts de marché affichant un dynamisme à deux chiffres (+ 12,8 %). Enfin, la grande distribution enregistre près de la moitié des achats (49 %), du fait du développement des linéaires et des gammes bio en marque de distributeur comme en marque nationale.

Source: Agence Bio

Le rayon frais en vedette

En termes de produits, plus de la moitié des ventes est réalisée au rayon frais. Les ventes du rayon des viandes gagnent 21 %, notamment pour le porc (+ 33 %) et les volailles (+ 22 %). Les ventes de crèmerie (+ 20 %) et en particulier les produits laitiers (+ 25 %) progressent elles aussi.

Les rayons des surgelés et des plats préparés/traiteur augmentent respectivement de 29 % et 22 %. Si elles sont encore confidentielles, les ventes de bières et cidres (+ 27 %) poursuivent leur essor initié en 2017, qui témoigne du succès des gammes premiums pour ces boissons.

Au niveau européen, la France se situe au second rang derrière l’Allemagne et devant l’Italie. À noter qu’en 2018, 69 % des produits bio consommés dans l’Hexagone ont été produits en France, les importations stagnant relativement. Certaines denrées sont difficilement produites sous nos climats tels que les bananes et les agrumes pour les fruits, le sucre pour les produits de boulangerie-pâtisserie.

 

Source: Agence Bio

Le bio : un bon argument de vente

La ruée vers le bio traduit une nouvelle façon de consommer d’individus soucieux de mieux manger, d’être acteurs de leur santé et d’encourager un mode de production plus respectueux de l’environnement. L’arrivée de nouveaux volumes grâce aux récentes vagues de conversions et une baisse des prix, sont également des moteurs de croissance des ventes de produits alimentaires bio.

Les GSA ont repris le leadership notamment avec leurs concepts 100 % dédiés et l’extension de leurs gammes de MDD bio. Dans ce circuit de distribution, les ventes bio ont ainsi approché les 20 % de croissance en 2017. Les grandes enseignes  - Carrefour, Auchan, Leclerc - envisagent de développer leurs magasins spécialisés, et annoncent de multiples ouvertures.

De leur côté, les circuits spécialisés pourraient connaître un atterrissage en douceur, estiment les experts de Xerfi Precepta. Les magasins bio, avec des ventes en hausse de 13 % en 2017, soit dix points de moins qu’en 2016, doivent en effet réinventer leur modèle. Concurrencés par les GSA, ils gardent tout de même une croissance supérieure à 10 % par an. Mias ils vont devoir multiplier les efforts pour conserver leur originalité.

Selon Xerfi, le magasin bio du futur pourra aussi parier sur des produits « faits sur place », généraliser les services de restauration ou encore élargir l’offre au vegan. Il s’agira aussi de proposer la vente en ligne et peut-être de relever le défi de la livraison à domicile pour ne pas être distancé par les GSA.

Lire aussi :Vous souhaitez passer au bio ? la région Auvergne-Rhône-Alpes accorde une subvention

 

 

 

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L’équipe Avisé

 

Sources :

lesechos.fr

neorestauration.com

agro-media.fr

Agence Bio

 

Crédit photo : Pixabay