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L’artisanat du bâtiment a profité d’un redémarrage soutenu en 2021

L’artisanat du bâtiment a profité d’un redémarrage soutenu de l’activité en 2021 en dépit de la crise sanitaire et de ses conséquences : une forte augmentation des coûts et des difficultés d’approvisionnement en matériaux.

 

Selon une enquête de la CAPEB réalisée en décembre 2021, 60% des entreprises ont subi des difficultés d’approvisionnement. Les entreprises doivent aussi faire face à une hausse moyenne de 18% des prix des matériaux. L’enquête a été réalisée auprès de 1700 entreprises.

Si la plupart des métiers font face à cette problématique, la menuiserie connaît la plus forte hausse (22%) du fait de l’envolée des prix du bois et de l’acier. Une majorité des entreprises (55%) ont déclaré ne pas répercuter la hausse des prix sur leurs clients.

 

Capacités d’adaptation et agilité confirmées

« L’année 2021 s’est achevée sur une note très positive pour l’ensemble du secteur de l’artisanat du bâtiment avec une activité supérieure de 2,5% en volume à celle connue en 2019 » a commenté Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB), louant les capacités d’adaptation et d’agilité des professionnels pour répondre à la demande. Le secteur de l’entretien-rénovation a tiré la croissance et en particulier les travaux d’amélioration de la performance énergétique, soutenus par MaPrimeRénov’ et les CEE.

 

Croissance dans la durée

Le volume d’activité de l’artisanat du bâtiment a progressé de +3,5% au 4e trimestre 2021 (comparé au même trimestre de 2020). L’activité continue d’être portée par une réserve de travaux importante à réaliser et un flux de commandes en provenance des particuliers qui ne fléchit pas. L’entretien-rénovation a progressé de +4% au 4e trimestre 2021 et les travaux de performance énergétique de + 4,5%.

L’ancien a bénéficié du redressement de la conjoncture économique globale et des aides gouvernementales notamment dans le domaine de la rénovation énergétique. Dans le neuf, l’activité a augmenté de + 3% au 4e trimestre soit une croissance annuelle de +11% sur l’année, grâce notamment à la nette progression des mises en chantier de logements (entre 390 000 et 391 800 à fin novembre sur 12 mois cumulés au 4e trimestre 2021 contre 350 000 au 4e trimestre 2020).

 

Un mieux pour tous les métiers

L’ensemble des corps des métiers a profité du redressement de l’activité, avec une hausse en volume comprise entre 3 et 4%. La maçonnerie et l’électricité enregistrent la croissance la plus forte, avec 4%. La hausse atteint 3,5% pour la menuiserie-serrurerie. La croissance est plus modérée pour l’aménagement-décoration-plâtrerie et la couverture-plomberie-chauffage, en hausse de 3%.

Reste qu’en janvier 2022, les intentions d’embauche demeurent largement supérieures au nombre d’entreprises qui envisagent de licencier ou de ne pas renouveler les contrats (seulement 1% des chefs d’entreprises). Le maintien de l’emploi à son niveau actuel au 1er semestre 2022 est prévu par 80% des entreprises (contre 91% au 1er semestre 2021).

A noter que près de 2 entreprises sur 10, soit 19%, envisagent d’embaucher des salariés supplémentaire (contre 6% un an plus tôt). Ces intentions d’embauche s’appliquent aussi bien à des remplacements (départs en retraite, CDD) qu’à un surplus d’activité.

 

Homogène dans les régions

 

Source: CAPEB

Au cours du 4e trimestre, les évolutions régionales sont homogènes, avec des progressions comprises entre 3 et 4%. Les régions Bretagne, Grand Est et Nouvelle-Aquitaine ont connu une progression sur un an un peu plus soutenue, soit 4% contre 3,5% en moyenne nationale. A l’inverse, la Normandie et l’Ile-de-France ont connu des hausses plus modestes, de 3%. Auvergne-Rhône-Alpes, Paca, et l’Occitanie notamment font mieux avec 3,5%.

La proportion d’entreprises intervenant en sous-traitance s’est plutôt redressée en fin d’année (15%) : elle retrouve un niveau comparable à celle des deux dernières années, marquant ainsi un retour à une activité plus classique.

En revanche, la part des entreprises artisanales travaillant pour le secteur public continue de se contracter (11% au 4e trimestre 2021 contre 28% en 2019).

 

Perspectives 2022

Pour l’année 2022, l’artisanat du bâtiment table sur une croissance estimée entre 2 et 3%. Ce qui passe pour les entreprises par une capacité à anticiper au maximum et à gérer au quotidien les conditions d’approvisionnement et d’augmentation de l’inflation.

L’exercice devrait aussi être marqué par les incertitudes importantes liées aux échéances électorales et à l’évolution de la crise sanitaire.

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

lesechos.fr

batiactu.com

capeb.fr

 

Crédit photo : Pixabay