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Louer ou acheter son VU : comment choisir ?

La  location longue durée (LLD) séduit de plus en plus les TPE, avec une utilisation passée de 5% en 2015 à 11% en 2018, selon les chiffres publiés par le baromètre de l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE). Son principe : mettre à disposition du locataire un véhicule de son choix, acheté chez le concessionnaire de son choix, pour la durée de son choix. Une prestation qui s’accompagne des services pour lesquels il a opté. La LLD assure une gestion sans soucis. A la fin de la période convenue, le loueur reprend le véhicule pour le revendre sur le marché de l’occasion.

 

Plusieurs avantages

La LLD présente plusieurs avantages par rapport à l’achat. Elle permet une économie de 10 à 15 % par rapport au coût d’un véhicule immobilisé. L’utilisateur sait, dès le départ, combien coûtera chaque mois l’usage du véhicule. Il bénéficie de conseils indépendants auprès de loueurs multimarques et de conseils adaptés à son activité.

De nombreux services sont inclus :

  • l’entretien
  • l’assistance
  • les pneumatiques
  • les assurances
  • et un véhicule relais en cas d’immobilisation

Il profite d’un véhicule en bon état. Enfin l’entreprise ne supporte pas les risques (risque de casse mécanique et risque de perte à la revente), transférés au loueur, ce qui n’est pas sans importance dans un contexte de marché baissier du véhicule d’occasion.

 

Une gestion souple

La gestion d’un contrat de LLD est souple, puisqu’il peut être réajusté en permanence en termes de durée et de kilométrage, en fonction du niveau d’utilisation du véhicule. En outre, il n’y pas de frais de fin de contrat, sauf si le VU n’est pas restitué dans l’état prévu initialement ou si le kilométrage est excessif par rapport au contrat d’origine. La location permet de profiter en permanence d’un véhicule renouvelé régulièrement et doté des dernières innovations.

 

Une trésorerie préservée

Un des principaux avantages qu’apporte la LLD est la visibilité dans les dépenses. La formule est sans surprise car tout est compris dans le loyer dont le montant est calculé en fonction de la durée du contrat et du kilométrage prévu, du prix du véhicule (y compris son aménagement), des services associés et de la valeur résiduelle estimée. Une attention particulière devra cependant être portée aux frais liés à la restitution du véhicule, qui doivent être clairement établis en amont avec le loueur.

Fiscalement, la LLD semble plus intéressante pour les entreprises fortement imposées : les montants des loyers lissés sur trois ans sont plus élevés qu’un amortissement sur cinq ans.

 

Quelques inconvénients

Par définition, le locataire n’est pas propriétaire du véhicule, même s’il y a toujours moyen de le devenir en fin de contrat en faisant une proposition au prix du marché. En outre, le locataire est en face du vrai coût d’usage du véhicule, qui reste masqué lors d’un achat ou d’un crédit-bail. Par ailleurs, comme lors d’un crédit-bail, des frais de remise en état peuvent être demandés (en cas par exemple de frais de carrosserie importants). Enfin, le locataire n’échappera pas à la demande d’indemnités en cas de rupture anticipée de contrat.

Chaque TPE devra donc estimer l’intérêt de la LLD en fonction du kilométrage parcouru. En dessous de 10 000 km par an, elle n’est pas attractive, du fait notamment de la forte dépréciation des véhicules la première année. Quant aux services, ils seront aussi moins intéressants en cas de faible distance parcourue dans l’année.

 

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L’équipe Avisé

 

Sources :            

Artisans Mag’ N°136 Septembre 2018

Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE)

 

Crédit Photo : Pixabay