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Une année noire pour la construction de logements

Sous l’effet de la crise sanitaire et des élections municipales, la construction de logements vient d’enregistrer en 2020 une année noire. Les permis de construire ont chuté de -15% et les mises en chantier ont un peu mieux résisté avec un recul de -7%.

 

Les logements collectifs les plus touchés

Quelque 381 600 logements ont été autorisés à la construction en 2020, soit 65 800 de moins qu’en 2019 (- 14,7%). En parallèle, ce sont 376 700 logements qui ont été mis en chantier, soit 28 200 de moins que durant l’année 2019 (- 6,9%).

Ce sont les logements collectifs qui sont les plus touchés, avec -17,9% d’autorisations sur l’année, et -6,8% de mises en chantier, devant les logements individuels groupés de type lotissements (-11,8%) et les logements individuels purs c’est-à-dire les maisons (-9,4%).

Les logements en résidence - proposant des services spécifiques-, résidences pour personnes âgées, pour étudiants, de tourisme, à vocation sociale, pour personnes handicapées, s’en sortent mieux (-0,6%). Mais ils représentent moins de 10% de l’ensemble des autorisations de logements.

En 2020, ces logements en résidence ont connu une progression (+9,3%) des mises en chantier. En revanche, celles-ci ont reculé pour les logements collectifs (-9,1%) et les logements individuels purs, et individuels groupés ne font guère mieux (-7,2% chacun).

 

Un quatrième trimestre un peu moins mauvais

Au quatrième trimestre 2020, les chiffres sont un peu moins mauvais. Selon le service des statistiques, les logements autorisés se sont redressés, à + 15,8% par rapport au troisième trimestre. Mais les logements commencés ont cependant enregistré un recul de -8,5%.

Le nombre de logements autorisés est resté inférieur de 10% à la moyenne des trois mois précédant le premier confinement (décembre 2019 à février 2020) et de 4,2% à la moyenne des douze mois précédents.

Les mises en chantier sont en retrait de 5,6% à la moyenne des trois mois précédant le premier confinement et de 1,9% à la moyenne des douze mois précédents.

L’étude relève néanmoins un mois de décembre plutôt décevant. Après un redressement continu depuis juillet, accéléré même au mois de novembre, les logements autorisés se sont repliés en décembre. Les autorisations sont repassées en décembre respectivement 12% et 6% en dessous des références d’avant la crise sanitaire.

En décembre, les mises en chantier ont été inférieures de 8% à la moyenne des trois mois précédant le premier confinement et de 4% à la moyenne des douze mois précédents. Et ceci après un été 2020 où les mises en chantier avaient été proches de la moyenne des trois mois précédent le premier confinement.

 

Toutes les régions concernées

Aucune région n’a échappé à la baisse des autorisations de logements : neuf d’entre elles affichent un recul supérieur à 10%. On y trouve toutes les grandes régions, l’Ile-de-France (-25%), Paca (-25%), Occitanie (-13,9%), Auvergne-Rhône-Alpes (-13,7%), Nouvelle Aquitaine ( -13,4%), Grand Est (- 13,3%), les Hauts de France ( -10,5%).

En matière de mises en chantier, trois régions affichent une progression : Bourgogne Franche-Comté (+7,7%), Bretagne (+5,7%) et Centre Val de Loire (+1,1%). A l’inverse, cinq régions enregistrent une chute prononcée des mises en chantier : la Corse (-25%), l’Ile-de-France (-16,7%), l’Outre-Mer (-16%), les Hauts-de-France (-11,2%) et Paca (-11%). Six autres régions se situent entre 0 et -10% : Pays de Loire (-0,2%), Auvergne-Rhône-Alpes (-1,9%), Occitanie (-8,7%).

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

batiactu.com

banquedesterritoires.fr

 

Crédit photo : Pixabay