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Vers un plan de relance pour la filière bois

L’Union des industriels et constructeurs bois (UICB), qui regroupe quelque 300 entreprises, vient de formuler 10 propositions pour une relance durable et écologique de la filière bois, suite à la crise sanitaire.

 

Relancer le bâtiment

L’objectif est d’abord d’amortir le choc économique.

Pour cela, l’UICB propose de mutualiser le coût de la mise en œuvre des dispositions sanitaires et des nouvelles contraintes sur les chantiers par une répartition équitable entre les entreprises de construction, les maîtres d’ouvrage et les pouvoirs publics.

Il s’agit aussi de prolonger les délais d’exécution de 4 mois afin de ne pas imposer aux entreprises des pénalités de retard injustes : période confinement et période d’adaptation aux dispositions sanitaires.

Les chantiers sont aussi appelés à se poursuivre durant tout l’été pour combler le retard accumulé, en empêchant les décisions locales d’arrêt.

Il convient également de soutenir la demande en redéployant le dispositif du prêt à taux zéro et en assouplissant les règles de déblocage de l’intéressement et de la participation pour des projets immobiliers.

Autre souhait de l’UICB : prévenir l’accentuation de la crise en accélérant la dématérialisation de l’instruction des autorisations administratives dans l’ensemble des collectivités et en assurant une continuité de service à 100% jusqu’à fin 2020. Objectif : éviter de retarder et décaler les projets de construction pour des motifs administratifs.

 

Répondre aux attentes sociétales

L’UICB suggère aussi de renforcer les moyens de contrôle des services de l’Etat en matière de conformité des produits et des règles de construction tout en encourageant les démarches qualité des entreprises.

Autre proposition, limiter l’impact de l’acte de construire en préfabriquant davantage pour réduire les délais, mais aussi les contraintes pour les riverains et globalement le nombre d’intervenants sur chantier exposés aux risques sanitaires. L’idée est donc de généraliser le paiement systématique des études et d’étendre l’échéancier de paiement spécifique à la préfabrication prévue dans la loi ELAN à l’ensemble des réalisations.

En outre, l’UICB juge nécessaire de généraliser la flexibilité des usages. Il s’agit d’accroître la part des bâtiments réversibles et pour cela de privilégier des solutions constructives qui permettent de modifier l’usage d’un bâtiment aussi souvent que nécessaire tout au long de sa vie.

 

Vers la transition écologique

Enfin, l’UICB veut encourager le recours aux matériaux biosourcés en créant un bonus/malus sur les produits de construction. Il s’agirait aussi d’intégrer dans les marchés publics la notion de stockage carbone pour le neuf comme pour la réhabilitation en partant du label « Bâtiment biosourcé ».

Il convient également de maintenir les ambitions de la Réglementation Environnementale 2020 en fixant des seuils d’exigence ambitieux pour les indicateurs environnementaux obligatoires et en créant un label pour reconnaître les acteurs mettant en œuvre les indicateurs optionnels.

Enfin, l’UICB propose de mobiliser les élus locaux en organisant leur formation de façon systématique. Autre proposition, créer un label « collectivité exemplaire » qui encouragerait les projets de construction à faible impact environnemental.

Pour rappel, l’UICB regroupe quelque 300 entreprises dont nombre de PME et TPE de la construction bois. Elle représente un chiffre d’affaires annuel de 4 milliards d’euros, 40 000 emplois directs et 120 000 emplois indirects.

 

L’équipe Avisé

 

Source : batiactu.com

 

Crédit photo : Pixabay