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Le marché du jouet résiste

Les ventes de jeux et jouets de plein air ont largement été impactées en 2020 par le premier confinement, avec un chiffre d’affaires de 320 millions d’euros, en recul de 3% par rapport à 2019. Mais les perspectives s’annoncent meilleures pour 2021.

 

Après une année 2020 très perturbée et bousculée par le premier confinement, la catégorie plein air a terminé l’année avec un chiffre d’affaires de 320 millions d’euros, en recul de 3% par rapport à 2019. Le secteur a subi de plein fouet le premier confinement mais depuis juillet dernier, la tendance est désormais positive annonçant de meilleures perspectives pour 2021.

 

Achats en début de printemps

« Directement liées à la météo, les ventes de jouets de plein air démarrent généralement en mars ou durant les vacances de printemps. Le 3ème confinement arrive donc à un moment délicat pour ces fournisseurs-là » explique Frédérique Tutt, expert Monde pour le cabinet The NPD Group.

Le marché du jouet a enregistré une croissance de 20% à fin mars, « ce qui est tout à fait exceptionnel » relève Frédérique Tutt. Les ventes ont même atteint une progression en valeur de 33% pour le plein air, avec un prix moyen en croissance de 12% par rapport au premier trimestre 2020.

Les familles achètent en début de printemps afin que les enfants puissent profiter jusqu’à l’été des maisons de jardins, balançoires et autres trampolines. En comparaison avec l’année 2019, plus représentative d’une activité « normale », le plein air a connu en mars 2021 une croissance de 2%.

Les aires de jeux de jardin (toboggans, maisonnettes, portiques…etc.) sont de loin la plus grosse catégorie avec un chiffre d’affaires annuel de 110 millions d’euros. Sur les trois premiers de 2021, les ventes sont en nette hausse de 38% par rapport à 2020 mais les fermetures de magasins annoncées le 31 mars tombent au plus mauvais moment.

 

Nouveaux services

« Il y a peu de loisirs, les familles utilisent une partie de leur épargne pour occuper les enfants » ajoute l’expert de NPD Group.

La plus grande transformation constatée au cours de l’année a cependant concerné la distribution. Beaucoup d’investissements ont été faits par les enseignes en matière de logistique au printemps 2020, et de nombreuses références sont désormais accessibles en ligne. La distribution est devenue omnicanale et le click & collect s’est largement développé. Le canal de l’e-commerce a ainsi affiché une progression de 31% en mars 2021.

Par ailleurs, la filière du jouet reste mobilisée pour faire reconnaître le caractère essentiel du jouet. Une classification du jouet comme bien de première nécessité donnerait en effet un peu plus de visibilité aux professionnels, qui ont subi la fermeture des magasins en novembre 2020, en plein démarrage de la saison de Noël et qui doivent passer leurs commandes de fin d’année d’ici fin juin.

 

L’équipe Avisé

Sources :

lsa-conso.fr

ouest-france.fr

 

Crédit photo : Pixabay