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Lancement d’une campagne d’information sur l’indice de réparabilité

08/07/2021

L’indice de réparabilité est déployé depuis le 1er janvier 2021 auprès des consommateurs français dans le cadre de la Loi anti-gaspillage. Il fait l’objet du lancement d’une campagne d’information et de sensibilisation des Français.

 

Cet indice figure sur cinq catégories d’équipements :

  • Les lave-linge à hublot
  • Les téléviseurs
  • Les ordinateurs portables
  • Les smartphones
  • Les tondeuses à gazon électriques

 

Lire aussi : Consommation : entrée en vigueur de l’indice de réparabilité

 

L’objectif est à la fois de lutter contre l’obsolescence programmée (ou non) et contre le gaspillage des ressources. Il permet concrètement au consommateur d’évaluer la réparabilité d’un objet grâce à un système de notation qui évolue de 0 à 10. Ainsi, plus l’indice est élevé et plus l’appareil est facile à réparer.

Pour le calcul de la note globale, plusieurs critères sont pris en compte : le prix relatif aux pièces détachées, leur durée de vie, la démontabilité de l’appareil (les outils nécessaires, les fixations, le nombre d’étapes de démontage) et la disponibilité de la documentation technique.

L’indice de réparabilité sera étendu à d’autres équipements, dès 2022. Depuis sa création, il connaît un déploiement jugé satisfaisant et encourageant. Dans les grandes enseignes de vente, il se trouve sur près de 1500 références, soit environ 80% des lave-linge, plis de 85% des smartphones, 65% des télévisions et environ 50% des ordinateurs.

« Depuis quelques mois plusieurs produits de notre quotidien sont équipés d’un indice de réparabilité pour nous guider dans nos choix vers ceux qui sont le plus facilement réparables. Car trop souvent nous ignorons que faire réparer un objet c’est possible, accessible et fondamental pour notre planète » a indiqué Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, en lançant la campagne de sensibilisation. « En réparant, nous évitons l’achat prématuré d’un nouveau produit et nous économisons des ressources ».

 

Prise de conscience des Français

Depuis quelques années, les ménages français affichent une prise de conscience grandissante. Selon une étude du ministère de la Transition écologique, 53% des Français souhaitent consommer mieux et autrement pour une consommation plus responsable.

Par ailleurs, 50% des Français pensent que la réparation plutôt que le rachat est le moyen de faire des économies : c’est une façon de faire durer plus longtemps un objet en lui donnant une seconde vie (52%) ;

C’est aussi un bon moyen de favoriser l’économie locale : 52% des Français considère qu’un commerçant/réparateur indépendant est le plus à même de réparer le produit défectueux.

La réalité est pourtant différente : pour un produit tombé en panne toutes catégories confondues, seuls 36% des Français le réparent contre 54% qui le remplacent. Les principaux freins avancés à la réparation sont le manque d’information sur les produits et la visibilité des réparateurs.

 

Un site de référence pour la réparation

Créée par le ministère de la Transition écologique et l’ADEME, la plateforme « Longue vie aux objets » met donc à disposition de nombreuses informations, conseils et outils sur la réparation et l’indice de réparabilité.

On y trouve notamment un annuaire des réparateurs dans lequel les artisans peuvent demander à figurer, un outil de diagnostic des pannes et de nombreux tutoriels de réparation en ligne sur le site. En outre, une nouvelle rubrique dédiée à l’indice de réparabilité vient s’ajouter : un widget développé par Spareka recense les notes d’un grand nombre d’appareils et permet ainsi la comparaison entre modèles et entre marques.

Pour rappel, la marque « Répar’acteurs » a été lancée il y a quelques années par l’ADEME avant d’être déployée par le réseau des CMA. Elle permet aux artisans réparateurs de montrer leur engagement dans la réduction des déchets, d’agir en faveur de l’économie de proximité et l’économie circulaire et de créer un lien privilégié avec une clientèle soucieuse de l’environnement.

 

 

 

L’équipe Avisé

 

Source : ecologie.gouv.fr

 

Crédit photo : ministère de la Transition écologique