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Les fabricants d'instruments de musique bientôt exemptés de procédure CITES

08/10/2019

D’ici quelques mois, les fabricants d’instruments de musique ne seront plus soumis à la procédure CITES qui obligeait les artisans à détenir un permis spécifique d’importation, d’exportation et de réexportation pour vendre leurs produits à l’international. En 2016, la Convention internationale des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) avait en effet imposé une réglementation très restrictive dans l’usage des bois tropicaux. Objectif de cette procédure : lutter contre le trafic d’essences rares en assurant la traçabilité à l’export.

 

Trois ans de travail

Après trois ans de travail, la coalition des instruments de musique a obtenu la révision de l’annotation #15 concernant le commerce des bois de la famille des palissandres (dalbergia) et de trois espèces de bubingas (guibourtia). Les instruments de musique finis ainsi que les accessoires et parties finies d’instruments contenant du palissandre  (à l’exception du palissandre de Rio) ou du bubinga sont maintenant exemptés de procédure CITES.

Cette décision est en application dans le monde depuis le 28 août 2019. Un délai supplémentaire est à prévoir dans l’Union Européenne pour que le texte soit mis en forme dans le règlement de l’UE. La date officielle sera publiée sur le site de la Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale (CSFI).

 

Responsables et engagés

Cette décision de la 18e Conférence des parties (CoP18) ne dédouane pas le monde des instruments de musique de sa responsabilité en matière de conservation des espèces, souligne la CSFI. « Fabricants, fournisseurs, importateurs, distributeurs, réparateurs, musiciens, orchestres et ensembles, nous devons tous nous assurer que les bois que nous utilisons ont été exploités de manière durable et négociés en toute légalité du début jusqu’à la fin de la chaîne. Nous devons aussi nous engager toujours plus dans des programmes de conservation, de lutte contre la déforestation, de soutien à la replantation et de développement dans les zones de production. Notre communauté est déjà engagée dans ces actions qu’elle doit poursuivre et accentuer».

Pour rappel, les décisions de la CITES ne sont pas définitives et dans trois ans de nouveaux votes interviendront lors de la CoP19. Le secteur de la musique devra d’ici là démontrer qu’il est plus que jamais engagé dans des pratiques éco-responsables.

 

L’équipe Avisé

Sources :

lemondedesartisans.fr

csfi.fr

 

Crédit photo : Pixabay