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Les carrossiers ont maintenu leur activité en 2021

20/04/2022

L’étude réalisée en partenariat avec le GIPA et qui porte sur un panel de 402 carrosseries, relève une croissance de l’activité de 7% du flux client, de 8% du chiffre d’affaires et de 2% du coût moyen de facturation, soit 1355 euros.

 

En dépit d’une baisse des sinistres de -4% par rapport à 2019, l’activité est restée plutôt stable pour 63% des carrossiers et 30% des artisans jugent l’exercice meilleur que prévu, indiquent les résultats du baromètre FFC Carrosserie Réparation pour le 4e trimestre 2021. L’activité a progressé de 7% en flux client, 8% en chiffre d’affaires et 2% en coût moyen de facturation.

« La sinistralité est en baisse de -1% à -2% par an en moyenne depuis une dizaine d’années car il y a de plus en plus de technologie embarquée sur les véhicules, les véhicules sont donc plus sûrs et il y a aussi beaucoup plus de radars » relève Christophe Bazin, secrétaire général de la FFC Mobilité. L’importance des chocs baisse aussi grâce aux assistants de conduite installés sur de nombreux modèles.

 

Encore en retrait par rapport à 2019

L’année 2021 est donc bien repartie, même si le niveau de 2019 n’a pas encore été atteint. « Nous constatons une envolée des chiffres au 1er trimestre 2022, notamment sur les postes bris de glace et collision. Mais avec la hausse du prix des carburants, les Français risquent de moins rouler » avertit le secrétaire général de FFC Mobilité.

Pour l’heure, les carnets de commandes sont plutôt bien remplis avec un délai moyen de 17,2 jours chez les professionnels. Reste que la disponibilité des pièces, en particulier le manque de semi-conducteurs, risque d’impacter l’activité en 2022. La guerre en Ukraine - gros fournisseur de faisceaux électriques - aura également une forte incidence chez les carrossiers.

 

Grande stabilité

Sur l’année 2021, l’évolution des activités laisse apparaître une grande stabilité pour le débosselage sans peinture (50%), le remplacement des pièces de carrosserie (52%), la réparation des pièces de carrosserie (52%), la peinture (54%) et le bris de glace (51%).

L’évolution de la facture collision a plus évolué chez les concessionnaires qui vendent de la pièce neuve (+3,1%) que chez les agents (+2,8%) ou les carrossiers (+1,5%) qui réparent plus. Pour cette raison, le coût moyen d’un sinistre n’est que de 1218€ chez les seuls carrossiers alors qu’il atteint 1355€, tous professionnels confondus.

 

Répercuter les hausses tarifaires

En volume, l’activité qui a le plus progressé en 2021 est la carrosserie moyenne (de 6H à 10H) représentant 60% des interventions devant la carrosserie rapide (moins de 6H) à 25% et la carrosserie lourde (plus de 10h) à 15%.

Autre préoccupation relevée par les professionnels :  les hausses tarifaires tant sur les combustibles pour chauffer les cabines de peinture, que la hausse des produits de peinture eux-mêmes, qui a triplé. Quelque 70% des professionnels ont cependant réussi, mais pour une petite part seulement, a répercuté ces hausses tarifaires sur le prix des prestations.

 

Difficultés de recrutement

Le baromètre FFC /GIPA met aussi en évidence les principales difficultés rencontrées par les professionnels: « trouver du personnel » se classe loin devant « commander des pièces ».

« Recruter reste très compliqué pour les professionnels de la carrosserie. Avec 20 000 carrossiers recherchés en France, c’est le premier métier en tension tous secteurs confondus » explique Christophe Bazin. « Heureusement, les aides à l’apprentissage, qui s’appliquent jusqu’en juin 2022, ont boosté l’activité. Notre fédération est d’ailleurs la seule à disposer de son propre CFA où sont formés cette année 105 apprentis ».

Mais la profession va se heurter à un véritable « papyboom » avec de très nombreux départs en retraite dans les cinq ans. « Il faut absolument encourager les jeunes dès le collège à vivre leur passion. Les conditions de travail ont beaucoup évolué ainsi que les conditions salariales. On peut facilement atteindre un salaire de 2500 à 3000 € bruts ».

Pour rappel, la FFC compte 12 500 carrosseries adhérentes en France.

 

L'EFMA  agit pour la formation en Auvergne-Rhône-Alpes

L'EFMA, l'Espace Formation des Métiers de l'Artisanat de la Chambre des Métiers et de l'Artisanat d'Auvergne Rhône-Alpes, accueille 1112 apprentis dans 5 filières de formation dont celle de l'automobile. Il propose 7 formations diplômantes ou qualifiantes dans le secteur dont un certificat d'aptitude professionnelle  (CAP) de peinture en carrosserie, un CAP réparation en carrosserie et un certification de qualification professionnelle (CQP) de carrossier peintre. Il est installé à Bourgoin-Jallieu dans l'Isère.

 

L’équipe Avisé

 

Sources :

Fédération Française de la Carrosserie

auto-infos.fr

Crédit photo : FFC